Loïs Boisson, battue à Roland-Garros : « J’aurais aimé que ça ne se passe pas comme ça »

Battue d’entrée à Roland-Garros, Loïs Boisson est revenue avec émotion sur son retour compliqué après ses blessures et son manque de rythme.
Loïs Boisson s'est inclinée au premier tour de Roland-Garros (Getty Images) Loïs Boisson s'est inclinée au premier tour de Roland-Garros (Getty Images)
Loïs Boisson s'est inclinée au premier tour de Roland-Garros (Getty Images)

Le retour à Roland-Garros n’aura pas ressemblé au conte de fées de 2025 pour Loïs Boisson. Un an après sa demi-finale surprise Porte d’Auteuil, la Française s’est inclinée dès le premier tour face à Anna Kalinskaya (6-2, 6-2).

En conférence de presse, la Dijonnaise de 23 ans est revenue sur une défaite qu’elle relie directement à son manque de rythme après plusieurs mois extrêmement compliqués physiquement.

« J’aurais aimé arriver dans de meilleures conditions »

Malgré la lourde défaite, Loïs Boisson explique avoir ressenti beaucoup de plaisir à retrouver Roland-Garros et le public français : « J’étais heureuse de revenir ici et de jouer devant le public français. »

Mais très vite, la Française reconnaît que son état de forme du moment ne lui permettait pas réellement d’espérer beaucoup mieux : « J’aurais aimé arriver dans de meilleures conditions, mais ça n’a pas été le cas. »

Dès les premiers échanges, la Française dit pourtant avoir abordé son match de manière plutôt positive : « J’étais assez sereine, en forme, avec un bon échauffement d’avant-match. »

Mais ensuite, tout s’est compliqué : « Le match ne s’est pas très bien passé. »

« Mon regret, c’est d’arriver ici avec si peu de rythme »

Plus que la défaite elle-même, Loïs Boisson regrette surtout les circonstances dans lesquelles elle est arrivée à Roland-Garros après ses longues blessures : « J’arrive à Roland avec très très peu de rythme à cause de toutes ces blessures. »

La Française, qui revenait de longs mois perturbés physiquement, estime que le vrai problème se situe là : « Mon regret, c’est de ne pas avoir réussi à rester en bonne santé. »

Durant le match, Loïs Boisson a souvent semblé gênée dans ses déplacements, glissant énormément sur la terre battue du Suzanne-Lenglen. Pourtant, la Française assure qu’il ne s’agissait pas d’un problème physique : « J’avais un peu de mal à contrôler mes appuis. Ce n’était pas un problème physique. Physiquement, ça allait plutôt bien. »

Elle refuse également de faire du court Suzanne-Lenglen une excuse : « Peu importe le court, ça reste Roland-Garros. Je ne pense pas que ça ait joué énormément. »

« Ce qui me raccroche, c’est juste le fait que j’aime jouer au tennis »

Forcément touchée après cette élimination prématurée, Loïs Boisson a néanmoins livré une réponse particulièrement forte lorsqu’elle a été interrogée sur ce qui lui permettait encore de positiver après tous ces mois difficiles : « Je me suis raccrochée tous ces mois à la passion du tennis. »

Une passion devenue aujourd’hui sa principale motivation pour continuer à se battre malgré les blessures et les rechutes : « C’est ce que j’aime faire. Je fais tout pour revenir sur un court. »

Même si elle reconnaît que cela ne suffit pas toujours à faire disparaître la frustration : « J’aurais aimé que ça ne se passe pas comme ça. La seule chose qui me raccroche aujourd’hui au fait de revenir sur le court, c’est juste le fait que j’aime jouer au tennis. Mais je n’y joue pas assez souvent à mon goût. »

Malgré cette nouvelle désillusion, Loïs Boisson devrait désormais rapidement basculer vers la saison sur gazon : « Le prochain tournoi doit être dans un peu moins de deux semaines. »

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