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Mirra Andreeva après son premier Grand Chelem : « Je veux revivre ça une deuxième fois »

Mirra Andreeva après son premier Grand Chelem : « Je veux revivre ça une deuxième fois »

Championne de Roland-Garros à 19 ans, Mirra Andreeva a confié son émotion après le plus grand titre de sa carrière, tout en révélant le rôle essentiel de sa psychologue et de Conchita Martinez.
Mirra Andreeva avec son trophée après son sacre à Roland-Garros (WTA) Mirra Andreeva avec son trophée après son sacre à Roland-Garros (WTA)
Mirra Andreeva avec son trophée après son sacre à Roland-Garros (WTA)

Quelques minutes après avoir remporté le premier titre du Grand Chelem de sa carrière, Mirra Andreeva peinait encore à réaliser ce qui venait de lui arriver.

À seulement 19 ans, la Russe a dominé la surprise polonaise Maja Chwalinska (6-3, 6-2) pour devenir la plus jeune championne de Roland-Garros depuis Monica Seles en 1992. Une victoire qui lui permet également de prendre la première place à la Race 2026.

Face aux journalistes, la jeune joueuse a laissé apparaître un mélange d’émerveillement et d’ambition.

« Je n’arrive toujours pas à croire que ce trophée est à côté de moi »

L’émotion était encore très présente lorsqu’Andreeva a pris place en conférence de presse : « Je n’arrive toujours pas à croire que je fais une conférence de presse avec un trophée du Grand Chelem à côté de moi. »

La nouvelle championne parisienne a expliqué avoir imaginé ce moment pendant des années : « J’ai fait énormément de visualisations. J’ai rêvé de ce moment. Je me suis demandé comment cela allait arriver, où cela allait arriver, quand cela allait arriver. »

Mais la réalité a largement dépassé ses attentes : « Le sentiment dans la vraie vie est tellement meilleur que dans mes rêves. Je peux maintenant m’appeler championne en Grand Chelem. »

La jeune joueuse estime avoir beaucoup progressé dans sa gestion émotionnelle : « Le début du tournoi a été compliqué. J’ai eu des matchs émotionnels et des moments difficiles sur le court. Mais j’ai mieux géré mes nerfs pendant ces deux semaines. »

Roger Federer comme source d’inspiration

Interrogée sur sa métamorphose après sa défaite en finale de Madrid il y a quelques semaines, Andreeva a surpris en révélant l’une de ses principales inspirations : « Ma psychologue dit toujours que l’on peut choisir qui l’on veut être sur le court. J’ai choisi d’être une combattante. »

Pour cela, elle s’est replongée dans les matchs de son idole de toujours : Roger Federer : « J’ai regardé beaucoup de matchs de Roger ici à Roland-Garros. »

Plus encore que son tennis, c’est son comportement qui l’a inspirée : « Je voulais essayer d’imiter la manière dont il se comportait sur le court. Je voulais avoir une belle attitude, ne pas montrer de frustration et me battre sur chaque point. »

« Cette sensation est un peu addictive »

Si Andreeva savourait évidemment son premier titre majeur, son regard était déjà tourné vers l’avenir.

La championne de Roland-Garros a reconnu avoir immédiatement pensé à ses prochains objectifs : « Ces sensations sont vraiment spéciales. C’est un peu addictif. J’ai vraiment envie de revivre cela une deuxième fois. »

Alors que la saison sur gazon approche, elle réfléchit déjà à la manière de préparer Wimbledon : « Je pense déjà à la façon dont je vais préparer la saison sur gazon. »

Mirra Andreeva a notamment évoqué sa relation avec Conchita Martínez.

L’Espagnole, finaliste malheureuse de Roland-Garros en 2000, a accompagné sa joueuse jusqu’au sommet vingt-six ans plus tard : « C’est très spécial de partager ce trophée avec elle. Nous avons vécu beaucoup de bons moments, mais aussi des moments difficiles, surtout à la fin de l’année dernière. »

Andreeva a été particulièrement touchée par les mots de son entraîneure après la finale : « Elle m’a dit qu’elle était très fière de moi. Entendre cela de sa part est très spécial. »

« Pourquoi ne pas se remercier soi-même ? »

Comme souvent, Andreeva a également évoqué avec humour sa célèbre habitude de se remercier elle-même lors de ses discours.

Une phrase devenue sa marque de fabrique : « Au départ, je le faisais pour plaisanter et faire rire les gens. »

Mais derrière la blague se cache désormais une vraie conviction : « Après un certain temps, j’ai réalisé qu’il était important de se remercier soi-même. »

La raison est simple selon elle : « C’est vous qui faites le travail. C’est vous qui ressentez toute la pression et tous les nerfs. »

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Maja Chwalinska lors de sa qualification en finale de Roland-Garros (Emilian Baldow/Icon Sport via Getty Images)

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