Après l’annonce de la suspension de quatre ans de Marketa Vondrousova puis la réaction de la joueuse tchèque, de nouveaux éléments viennent éclairer le déroulement des faits.
Ce lundi, l’International Tennis Integrity Agency (ITIA) a publié une vidéo détaillant sa version des événements et expliquant pourquoi l’ancienne lauréate de Wimbledon a finalement été sanctionnée comme si elle avait été contrôlée positive.
Voici ce que l’on apprend.
Une agente antidopage s’est présentée chez elle… vers 20 heures
Premier élément inédit communiqué par l’ITIA : le contrôle antidopage s’est déroulé directement au domicile de Marketa Vondrousova.
Selon l’agence, une seule agente antidopage, une femme, s’est présentée chez la joueuse aux alentours de 20 heures.
C’est à ce moment que la situation aurait basculé. D’après l’ITIA, Vondrousova serait sortie promener son chien après avoir indiqué clairement qu’elle refusait de se soumettre au contrôle.
L’agence affirme également que la Tchèque a signé le formulaire officiel attestant de son refus.
Un refus traité comme un contrôle positif
L’ITIA rappelle un principe fondamental du Code mondial antidopage : refuser un contrôle est sanctionné de la même manière qu’un contrôle positif.
Selon l’agence, cette conséquence aurait été clairement expliquée à Marketa Vondrousova avant qu’elle ne confirme sa décision.
Autrement dit, la joueuse savait qu’un refus pouvait entraîner une très lourde suspension.
C’est sur cette base que la Tchèque a finalement écopé de quatre ans de suspension.
La défense de Vondrousova n’a pas convaincu le tribunal
Devant le tribunal indépendant, Marketa Vondrousova avait pourtant tenté d’expliquer son comportement.
La joueuse avait produit plusieurs expertises médicales faisant état :
- d’une réaction aiguë au stress ;
- d’un trouble anxieux généralisé.
Selon ces rapports, son état psychologique au moment des faits l’aurait empêchée de réagir de manière rationnelle. Mais le tribunal n’a pas suivi cette argumentation.
Dans sa décision, il a estimé que ces éléments ne constituaient « aucune justification convaincante » permettant de refuser un contrôle antidopage.
Les seuls cas où un refus peut être accepté
L’ITIA a également apporté une précision importante concernant la réglementation.
Sa directrice antidopage, Nicole Sapstead, explique que le seuil permettant de justifier un refus est extrêmement élevé.
Parmi les exemples évoqués figurent notamment :
- les funérailles d’un proche ;
- un accouchement imminent.
En dehors de circonstances tout à fait exceptionnelles, un joueur ou une joueuse est donc tenu de se soumettre immédiatement au contrôle.
Les contrôles peuvent avoir lieu à n’importe quel moment
Autre précision apportée par l’ITIA : contrairement à une idée répandue, les joueurs ne peuvent pas être contrôlés uniquement pendant leur créneau quotidien de localisation.
L’agence rappelle que le Code mondial antidopage autorise également des contrôles inopinés en dehors de cette plage horaire, précisément afin de préserver l’effet de surprise et l’efficacité du dispositif.
Le fait que le contrôle ait eu lieu en soirée ne constitue donc, selon l’ITIA, aucune anomalie.
Vondrousova continue de clamer son innocence
De son côté, Marketa Vondrousova maintient sa version des faits.
La Tchèque rappelle qu’elle n’a jamais été contrôlée positive au cours de sa carrière.
Elle souligne également qu’un contrôle antidopage réalisé trois jours après l’incident s’est révélé entièrement négatif.
Son avocat attend désormais les motivations écrites du tribunal avant de décider s’il convient de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) afin de contester cette suspension de quatre ans. L’affaire est donc loin d’être terminée.