Après une demi-finale parfaitement maîtrisée contre Novak Djokovic, Jannik Sinner estime avoir franchi un cap au meilleur moment du tournoi.
« Je suis très heureux d’être de retour en finale ici. C’était un match très difficile aujourd’hui, mais j’ai réalisé une très bonne performance. Je suis vraiment très satisfait », a-t-il déclaré.
Interrogé sur le niveau affiché face à Novak Djokovic, le n°1 mondial reconnaît qu’il savait devoir hausser considérablement son niveau : « Mentalement, je savais que je devais élever mon niveau. Je l’ai fait aujourd’hui et cela va forcément m’aider pour la finale. »
L’Italien explique avoir consacré les derniers jours à retrouver les meilleures sensations possibles : « J’ai énormément travaillé ces derniers jours pour retrouver un bon rythme. Je remercie aussi mon équipe d’avoir mis mon corps et mon esprit dans les meilleures conditions pour être le plus compétitif possible. »
Face au septuple champion de Wimbledon, Sinner savait qu’aucune baisse de régime ne serait permise : « Contre Novak, si vous voulez simplement rivaliser avec lui, vous devez jouer votre meilleur tennis. »
Très performant au service, il estime que ce secteur a été l’une des clés de sa victoire : « J’ai très bien servi aujourd’hui et cela m’a énormément aidé. Les choses auraient pu devenir très compliquées s’il m’avait breaké dans le troisième set, parce que c’est ce genre de joueur. »
Malgré le score sec, le triple vainqueur en Grand Chelem assure que la rencontre est restée exigeante jusqu’au bout : « Novak est tellement difficile à jouer. On ressent constamment la pression. Ce n’est jamais simple contre lui. Je suis très heureux de la manière dont j’ai géré les moments importants aujourd’hui. »
« Novak est une véritable source d’inspiration »
Sinner a ensuite rendu un hommage appuyé à son adversaire, impressionné par son niveau à bientôt 40 ans : « Même avec la série de victoires que j’avais avant aujourd’hui, on ressent toujours de la pression avant d’affronter Novak. Mais c’est justement pour vivre ce genre de défis que je m’entraîne. »
Selon lui, les confrontations face au Serbe en Grand Chelem sont uniques : « Affronter Novak en Grand Chelem est complètement différent d’un Masters 1000 ou d’un tournoi plus petit. »
L’Italien a également salué la qualité du quart de finale remporté par Djokovic face à Félix Auger-Aliassime : « J’ai regardé son match contre Félix et le niveau était extrêmement élevé. »
Avant de conclure avec un vibrant hommage : « Il est une véritable source d’inspiration pour nous tous et pour toute la jeune génération. Il montre à quel point un état d’esprit exceptionnel peut faire la différence sur le corps comme sur le mental. C’est un honneur de pouvoir jouer contre lui. Ressentir cette pression contre Novak est quelque chose qui va encore m’aider pour la suite de ma carrière. »
Une finale très différente contre Alexander Zverev
Dimanche, Sinner retrouvera Alexander Zverev, qu’il affrontera pour la première fois sur gazon.
Il s’attend à un tout autre type de rencontre : « Il y aura moins d’échanges, moins de rythme. C’est le gazon qui veut ça. Avec la chaleur, les gros serveurs seront avantagés et Sasha en est un. »
Le récent vainqueur de Roland-Garros arrive selon lui avec une confiance décuplée : « Son titre à Roland-Garros lui a donné énormément de confiance. On voit le niveau qu’il produit ici. Il joue de manière très agressive et il est très détendu sur le court. »
Sinner estime que l’Allemand est encore plus dangereux qu’auparavant : « C’était déjà un adversaire très difficile avant, mais aujourd’hui il l’est encore davantage grâce à cette confiance. Quand on enchaîne les victoires, cela se voit immédiatement sur le court. »
« Les finales du Grand Chelem sont rares, il faut en profiter »
Malgré l’enjeu immense, Jannik Sinner assure qu’il abordera cette finale avec beaucoup de sérénité : « Je ne suis pas superstitieux. Je suis quelqu’un de très normal. J’aime passer du temps avec mon équipe et mes amis lorsqu’ils sont là. »
Il prévoit simplement de profiter de sa journée de repos, notamment devant la Coupe du monde de football : « Je regarderai sûrement le football demain. Je suis très détendu. »
L’Italien veut surtout savourer ce moment : « Je sais à quel point les finales du Grand Chelem sont rares. Elles sont très difficiles à atteindre. Il faut profiter de ces moments et apprécier tout le processus. »
Avant de conclure avec un sourire : « Je vais simplement essayer de donner le meilleur de moi-même dimanche. Et ensuite, on verra ce qu’il se passera. »