Finaliste des quatre tournois sur dur qu’elle a disputés cette saison, dont trois remportés, Aryna Sabalenka retrouve sa surface préférée avec de grandes ambitions au WTA 1000 de Toronto.
En conférence de presse, la n°1 mondiale est revenue sur son besoin de couper après Wimbledon, son impatience de jouer le double mixte de l’US Open avec Novak Djokovic, sa méthode de travail avant la tournée américaine, mais aussi sur les nouveaux tests de genre annoncés par la WTA.
« Une semaine de repos était indispensable »
Après une tournée sur terre battue et sur gazon plus compliquée que prévu, Aryna Sabalenka avait reconnu à Wimbledon être « fatiguée du tennis ».
Quelques semaines plus tard, la Biélorusse assure avoir retrouvé toute son énergie : « Ce repos était vraiment indispensable. J’ai beaucoup souffert pendant cette partie de la saison, physiquement mais aussi un peu mentalement. »
Après quelques jours de vacances à Mykonos, elle a rapidement retrouvé l’envie de revenir sur le circuit : « Après Mykonos, cinq ou six jours plus tard, je me sentais déjà beaucoup mieux. J’avais hâte de retourner sur le court et de recommencer à travailler pour atteindre mes objectifs sur cette tournée. »
Selon elle, une semaine lui a suffi pour repartir de l’avant : « Je dirais qu’il m’a fallu une semaine. »
Avant d’ajouter avec humour : « Cette année, je n’ai pas très bien joué sur gazon… donc je suis ici ! »
Retour aux fondamentaux sur dur
Finaliste des quatre tournois sur dur disputés cette saison, Sabalenka espère retrouver les sensations qui lui ont permis de dominer cette surface : « J’ai de très grands espoirs. »
Elle reconnaît avoir tenté plusieurs ajustements durant les saisons sur terre battue et sur gazon : « J’ai essayé plusieurs choses, mais elles ne se sont pas déroulées comme je l’espérais. Maintenant, nous revenons aux bases et j’espère vraiment que cela fonctionnera à nouveau sur dur. »
Ce retour aux fondamentaux passe par un travail très précis : « C’est beaucoup de routine. Beaucoup d’échanges, beaucoup de travail basique en diagonale. On ne cherche pas tout de suite les angles, les amorties ou le service-volée. Je veux d’abord retrouver toute ma confiance du fond du court, puis ajouter de la variété ensuite. »
« Avec Novak, on vise uniquement le titre »
L’une des attractions de l’US Open sera le double mixte que Sabalenka disputera avec Novak Djokovic.
La Biélorusse espère cette fois pouvoir aller au bout, après avoir dû déclarer forfait l’an passé : « J’espère que tout le monde restera en bonne santé cette fois-ci. »
Elle affiche déjà des ambitions très élevées : « Jouer avec Novak est toujours un plaisir. Nous allons clairement viser le titre. Je pense que c’est notre objectif. »
Même si elle possède peu d’expérience en double mixte, elle s’attend à une compétition intense : « Ce sera amusant, mais aussi très intense. »
« Je soutiens totalement les tests de genre »
Enfin, Aryna Sabalenka a réagi à la décision de la WTA d’introduire un test de genre unique pour l’ensemble des joueuses.
🚨 LA WTA MET EN PLACE DES TESTS GÉNÉTIQUES RENFORCÉS POUR « PRÉSERVER LA CATÉGORIE FÉMININE » !
La WTA aurait adopté une nouvelle politique obligeant toutes les joueuses à passer un test génétique de détermination du sexe pour conserver leur droit de participer au circuit… pic.twitter.com/kh8tH7hjT3
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) July 19, 2026
La n°1 mondiale soutient pleinement cette mesure : « Je pense qu’il est très important de préserver l’équité sur notre circuit. »
Elle estime que les différences biologiques rendent cette décision nécessaire : « Biologiquement, les hommes sont beaucoup plus forts que les femmes. Ce ne serait pas juste que des femmes affrontent des hommes biologiques. »
Sabalenka considère que la WTA a pris la bonne décision, même si elle aurait pu intervenir plus tôt : « Je pense que cela leur a pris un peu de temps pour prendre cette décision, mais je la soutiens. »
Elle conclut en affirmant qu’elle se soumettra volontiers à cette nouvelle procédure : « Si nous devons toutes être testées, je suis heureuse de le faire. C’est tout à fait équitable, alors gardons les choses ainsi. »
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