Et si la bonne série d’Ugo Humbert en Masters 1000 se poursuivait à Indian Wells ? Le Français fait son entrée en lice ce vendredi contre le Japonais Kei Nishikori avec des ambitions revues à la hausse après sa finale disputée au Rolex Paris Masters. Depuis, le Français a bien débuté l’année, avec dix victoires pour trois défaites ainsi qu’un huitième de finale à Melbourne et un titre à Marseille. « Il a de bonnes sensations en ce moment », détaille Fabrice Martin, son entraîneur, que nous avons pu rencontrer à Marseille. « Son jeu est bien en place ».
Savoir gérer contre les gros
Aujourd’hui, Ugo Humbert est capable de dérouler son meilleur tennis contre des joueurs du TOP 10 voire du TOP 5. La dernière victime en date s’appelle Carlos Alcaraz. L’Espagnol s’est retrouvé dominé par le Français en huitièmes de finale à Bercy. « Il n’a pas peur de battre ces gars-là », confie Martin. « Mentalement, il est plutôt à l’aise quand il les joue ».
« Il est capable de battre tout le monde »
L’un des axes majeurs de sa progression réside dans sa capacité à tenir le rythme sur le plan physique où, bien souvent, Humbert s’est retrouvé sans solution, comme face à Zverev à Bercy et à Melbourne. Son classement (19e) ne lui permet pas non plus d’esquiver trop longtemps les meilleurs joueurs. « On peut les jouer dès les quatrièmes tours, comme en Australie », soupire Martin. « Notre but est d’essayer de perdre le moins d’énergie possible dans les tours précédents. Après, si son jeu est en place, il est capable de battre tout le monde. »
À Indian Wells, Ugo Humbert aura pour mission de faire mieux que l’an passé (éliminé au troisième tour contre Tommy Paul). « Il faut passer ce cap dans ces tournois, où l’on peut affronter ce genre de gars au bout de trois matchs joués », détaille Fabrice Martin.

Humbert attendu dans cette catégorie
Le Français de 26 ans est en progression constante depuis deux ans. En 2024, il a disputé deux finales en 500 et une en 1000, ce qui laisse à penser qu’en 2025, il pourrait passer à l’étape suivante avec un premier titre en Masters 1000. « Je pense que Bercy lui a fait du bien », explique Martin. « Il montre qu’il est capable d’aller au bout de ce type de tournois ».
Pourtant, son entraineur souhaite calmer nos ardeurs en expliquant que ce n’est pas encore l’objectif de son poulain : « On veut continuer de progresser sur ses plans de jeu. On ne bosse pas forcément sur le classement. On n’en parle pas trop et c’est peut-être mieux comme ça, je pense. »