À l’occasion du BNP Paribas Open, Novak Djokovic s’est exprimé lors d’une conférence de presse, abordant plusieurs sujets clés de son actualité. De son retour sur le Sunshine Double, qu’il dispute pour la première fois en six ans, à son état physique, le Serbe a tenu à clarifier sa situation. Il est également revenu sur sa collaboration avec Andy Murray, son ambition pour la saison, ainsi que l’essor des jeunes talents.
Encore une récupération miraculeuse. Comment avez-vous réussi à être ici, surtout après avoir vu cette vidéo de vous boitant à l’aéroport ? Cela ne semblait pas très prometteur.
“Oui, j’ai vu cette vidéo. Mais en réalité, c’était quelque chose de différent. Ce n’était pas une blessure. La blessure est derrière moi. Enfin, je l’espère. Je n’ai ressenti aucun problème avant Doha, et à la fin du tournoi de Doha, je me sentais complètement bien, comme je l’ai été pendant ma préparation pour Indian Wells et mes semaines d’entraînement.
C’était vraiment étrange de voir cette vidéo, car en arrivant à l’aéroport, je me suis cogné très violemment en sortant. Il était très tôt, je crois autour de 4h ou 5h du matin, et j’étais en train de boiter simplement parce que je m’étais fait mal à la cheville. Ce n’était qu’un coup, rien de plus. Mais ensuite, les gens ont fait le lien avec ma blessure et ont cru que c’était quelque chose de plus grave qui revenait.
Quoi qu’il en soit, je me sens bien. Je suis vraiment heureux de participer à Indian Wells et Miami cette année. Je vais jouer le « Sunshine Double » pour la première fois depuis, je crois, six ans. J’attends cela avec impatience. Je n’ai pas eu de bons résultats à Indian Wells et Miami depuis 2016 ou 2017, j’ai eu du mal à retrouver mon meilleur niveau ici. Je ne vais pas rajeunir, je le sais, mais je veux vraiment aller loin dans le tournoi. J’ai fait, je pense, ce qu’il fallait dans ma préparation.”
Le parcours théorique de Novak Djokovic, cinq fois champion à Indian Wells, vers son 100e titre en carrière. 🏆
Jusqu’où ira le Serbe ? 🇷🇸 pic.twitter.com/Xrk3oXCk7n
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) March 4, 2025
« J’ai peut-être joué mon meilleur tennis depuis longtemps. »
Après votre conversation avec Andy après l’Open d’Australie, combien de temps a-t-il fallu pour décider de continuer à travailler ensemble ? Avez-vous discutés de Wimbledon ? Je suppose qu’il y a de bonnes raisons pour lesquelles vous aimeriez être avec lui là-bas.
“Personnellement, je voulais continuer immédiatement, dès le jour où nous avons terminé le tournoi. Je le lui ai dit. Mais pour lui, il lui a fallu un peu de temps pour réfléchir à notre collaboration, en discuter avec ses proches, sa famille, et voir à quel point il voulait s’engager, quels tournois il pouvait faire avec moi, et comment organiser le calendrier.
J’étais donc très heureux quand il a décidé de continuer avec moi à Indian Wells, Miami, et la plupart de la saison sur terre battue. Nous en reparlerons après Miami, mais je pense que le plan est d’aller jusqu’à la fin de Roland-Garros et, espérons-le, jusqu’à Wimbledon. J’apprécie vraiment notre relation avec Andy. J’ai encore le sentiment que nous sommes dans une phase où nous apprenons à nous connaître différemment sur le court par rapport à nos 25 ans d’amitié. C’est un nouveau rôle pour lui. Il cherche à comprendre comment il peut exceller dedans.
De mon côté, j’essaie de communiquer autant que possible, sur le terrain comme en dehors, pour que nous puissions mieux nous connecter. Nous avons eu un excellent tournoi en Australie, une belle performance. J’ai aimé mon niveau de jeu. C’était dommage de finir le tournoi par une blessure. Mais en termes de jeu, je pense que j’ai joué mon meilleur tennis depuis un bon moment, peut-être même depuis les Jeux olympiques. Mon travail avec Andy y a grandement contribué.”
Novak Djokovic et Andy Murray sont bien arrivés pour l’édition 2025 d’Indian Wells. 🤩 pic.twitter.com/io4yAtxO0f
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) March 5, 2025
Joao Fonseca était très enthousiaste à l’idée de vous rencontrer. Vous souvenez-vous de ce que ça fait d’avoir 18 ans et de jouer avec autant de liberté ? Que pensez-vous de lui ?
“Des souvenirs me reviennent. C’est une sensation géniale quand on est aussi jeune et que l’on joue à un haut niveau. On n’a pas grand-chose à perdre et tout à gagner. Bien sûr, l’attention des gens et le soutien grandissent, et cela contribue à l’évolution du joueur et de sa personnalité. Mais cela peut aussi se transformer en pression et en attentes, de soi-même ou des autres.
Il semble bien gérer tout cela. Je ne le connais pas personnellement, mais d’après ce que j’ai vu, ce n’est pas seulement son jeu, mais aussi son comportement et l’attitude des gens autour de lui. Il semble y avoir un très bon équilibre, un grand professionnalisme et une grande dévotion, un peu comme ce que nous avons vu ces dernières années avec Alcaraz. Il a le potentiel pour devenir une véritable superstar.
Et venant du Brésil, l’un des plus grands pays du monde où ils adorent le tennis et le sport, où les gens sont très passionnés, ce serait fantastique pour notre sport d’avoir une superstar brésilienne. Le dernier grand champion brésilien était Gustavo « Guga » Kuerten, une idole pour de nombreux enfants, un homme incroyable et un grand champion. Je lui souhaite donc le meilleur.”