Sabalenka : « Je commence à vieillir, il faut prendre soin de mon corps »

Fraîchement titrée à Madrid, Aryna Sabalenka s’est exprimée en conférence de presse avant son entrée en lice au tournoi de Rome. La Biélorusse revient sur le bilan de sa saison mais également sur le sujet controversé des balles sur le circuit.
Aryna Sabalenka en conférence de presse avant le WTA 1000 de Rome (Dan Istitene/Getty Images Aryna Sabalenka en conférence de presse avant le WTA 1000 de Rome (Dan Istitene/Getty Images
Aryna Sabalenka en conférence de presse avant le WTA 1000 de Rome (Dan Istitene/Getty Images

Avant de débuter sa campagne romaine et après son sacre à Madrid, Aryna Sabalenka s’est exprimée en conférence de presse avec sa spontanéité habituelle. La Biélorusse, qui vient tout juste de fêter ses 27 ans, en a profité pour célébrer avec son équipe.

« Je suis super heureuse d’être de retour à Rome, et encore plus d’avoir pu fêter mon anniversaire dans une ville aussi magnifique. C’était une très belle journée », commence Sabalenka.

Si l’idée d’un “jour off” a été évoquée, Aryna rectifie aussitôt dans un éclat de rire : « Ce n’était pas vraiment un jour off. J’ai fait tennis et fitness le matin. Mais mon équipe a organisé la journée pour qu’on fête à la fois Madrid et mon anniversaire. C’était bien mieux que de jouer un match, rentrer tard, et ne pas avoir le temps de souffler. »

Un début de saison intense, entre finales gagnées… et perdues

Sabalenka réalise une saison remarquable, avec trois titres en six finales disputées : « C’est un bon problème à avoir », confie-t-elle.

« Certaines finales perdues ont été vraiment difficiles à digérer. Mais j’essaie d’en tirer des leçons, d’analyser pourquoi je n’étais pas au niveau, et de revenir plus forte. Ce dont je suis fière, c’est d’avoir réussi à revenir ensuite avec un meilleur niveau de jeu », ajoute Sabalenka.

La gestion des blessures et des conditions

Interrogée sur le cas particulier de jouer face à des adversaires blessés, elle répond : « Ce n’est jamais une bonne sensation. Mais tu ne peux rien faire. Tu dois juste te concentrer sur toi-même. Parfois, j’aimerais pouvoir dire à l’autre : ‘Tu devrais peut-être arrêter’, mais évidemment, on ne peut pas faire ça », plaisante-t-elle.

Sur la question des balles utilisées sur le circuit, un sujet de plus en plus discuté, Sabalenka se montre directe : « Depuis le COVID, les balles sont devenues très différentes. Par exemple au Moyen-Orient, elles deviennent énormes au bout de 20 minutes. C’est dur pour le corps, beaucoup de joueuses souffrent de blessures. On devrait trouver un équilibre entre la surface et la balle. »

Avant de conclure sur le ton de l’humour : « Je commence à vieillir, il faut prendre soin de mon corps. Peut-être que pour Mirra Andreeva, ça ne change rien, mais elle doit être sur la même longueur d’onde que nous (sourire). »

L’Italie sous le charme

La Biélorusse se dit toujours « connectée » à l’Italie. Une affection que les fans lui rendent bien : « Hier, pendant l’entraînement de Jannik Sinner, quelqu’un dans le public a lancé : ‘Jannik, tu es aussi beau que Sabalenka’ », rapporte un journaliste italien.

Aryna éclate de rire : « Grazie mille ! Je ne sais pas quoi dire… Mais je me suis toujours sentie proche de l’Italie. »

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