Après un titre au Challenger de Turin et un quart de finale plus qu’emballant Porte d’Auteuil, Alexander Bublik vient d’être sacré champion à Halle, pour la seconde fois, en battant Daniil Medvedev en finale (6-3, 7-6). Une dynamique positive avant Wimbledon où Bublik sera, du fait de son titre, tête de série n°30.
En conférence de presse, le Kazakh est revenu sur la période de creux dont il a fait l’objet depuis presque un an : « Ceux qui suivent ma carrière savent que, depuis Wimbledon 2024, j’ai eu de mauvais résultats. J’ai perdu beaucoup de places au classement, sans comprendre pourquoi je jouais si mal. »
Avec amertume, il a ajouté : « J’ai pensé à arrêter le tennis durant quelques mois. »
« J’ÉTAIS PROCHE D’ARRÊTER »
Alexander Bublik était proche d’arrêter le tennis il y a quelques mois. 🥹
🗣️ « J’ai passé des mois difficiles. J’étais proche d’arrêter après Wimbledon l’année dernière. Je ne prenais plus de plaisir. Je n’ai pas les mots. »pic.twitter.com/6XlhJW6gJw
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) June 22, 2025
Mais, ces dernières semaines, celui qui se cachait régulièrement derrière une nonchalance et une déconnexion au tennis presque excessive, semble s’être retrouvé.
« La vérité est qu’atteindre les quarts de finale de Roland–Garros et de remporter le titre à Halle est quelque chose qui n’était même pas dans mes meilleures attentes avec un laps de temps aussi court. C’est une grande renaissance pour ma carrière. »
Souvent montré du doigt comme un joueur qui glisse sur les enjeux et la pression, Bublik a réfuté cette idée : « Il n’est pas vrai que je ne ressens pas de pression. Lorsqu’un athlète cesse de ressentir la pression, il est temps de prendre sa retraite et sans elle, le sport professionnel perdrait son sens. »
Enfin, le natif de Gatchina s’est exprimé sur le prisme ludique que devrait, selon lui, revêtir le tennis : « Parfois, nous oublions que c’est avant tout un jeu. Vous pouvez être plus ou moins professionnel, mais il est important de savoir que c’est vraiment un jeu, un divertissement pour les gens, même si parfois cela demande beaucoup d’efforts. »