Ils sont rares, ces moments où les mots ne suffisent plus à contenir l’émotion. Ce dimanche, Jannik Sinner a pris place en salle de presse un sourire timide sur le visage, sans trophée en main mais avec une aura nouvelle : celle d’un homme qui vient d’accomplir un rêve.
« C’est incroyable. C’est un tournoi dont j’ai toujours rêvé, rien que d’y jouer, d’en faire partie. Et maintenant je suis là, en tant que vainqueur… même si le trophée n’est pas là ! », a-t-il plaisanté. « C’est vraiment un sentiment incroyable »
Un triomphe familial et émotionnel
Si Sinner ne s’est pas effondré en larmes sur le court, l’émotion était pourtant bien là : « Même si je ne pleure pas, c’est très émotionnel. Seules les personnes proches de moi savent ce qu’on a traversé cette année, sur et en dehors du court. Ça a été tout sauf facile. J’ai eu des moments où je peinais à l’entraînement, mentalement surtout. En match, je peux souvent « éteindre » le mental et juste jouer. Mais à l’entraînement, c’est autre chose. On a tout donné. »
L’élément déclencheur de cette émotion ? La présence de toute sa famille à ses côtés : « Partager ce moment avec ma famille, ici à Londres, c’est la plus belle chose qui pouvait m’arriver. À Paris, seule ma mère était là et c’était déjà très fort. Mais ici, mon père, mon frère, ma mère, tout le staff… tout le monde était présent. C’est un sentiment extraordinaire. »
UN MOMENT D’HISTOIRE ⭐️
L’instant où Jannik Sinner 🇮🇹 prend sa revanche en détrônant Carlos Alcaraz pour décrocher son premier #Wimbledon
Il devient ainsi le 23e joueur de l’Ère Open à inscrire son nom au palmarès du Grand Chelem londonien. ✍️pic.twitter.com/v92hTH3pH4
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Un message à Alcaraz et au reste du circuit
Vainqueur d’Alcaraz pour la première fois sur les six dernières confrontations, Sinner n’a pas caché l’importance de cette victoire dans leur rivalité : « C’est important, oui. Quand on perd plusieurs fois contre quelqu’un, ce n’est jamais facile. Mais j’ai toujours eu le sentiment d’être proche. À Pékin, on joue un 7-6 au troisième. À Rome, j’ai une balle de set dans le premier. À Paris, ce qu’il s’est passé, s’est passé. Mais je sentais que j’étais là. »
L’Italien explique n’avoir jamais baissé les bras : « Je ne me suis jamais laissé abattre. Et je continue à regarder Carlos avec beaucoup d’admiration. Même aujourd’hui, j’ai eu l’impression qu’il faisait certaines choses mieux que moi. C’est sur ça qu’on va travailler. Il va revenir, il viendra pour nous. Et il n’est pas le seul. On a une cible dans le dos, il faut être prêts. »
Rebondir après la douleur de Roland-Garros
Mais plus que battre Alcaraz, c’est sa capacité à se relever après la finale perdue de Roland-Garros, en ayant notamment manqué trois balles de match, qui rend ce sacre encore plus fort pour lui : « C’est ce dont je suis le plus fier, je crois. Ce n’était pas facile du tout. J’ai eu un vrai dialogue avec moi-même, plein de « Et si ? ». Mais j’ai toujours essayé d’accepter les choses. Et je crois que si on perd une finale de Grand Chelem de cette manière, c’est mieux comme ça que d’être inexistant. »
Jannik Sinner s’est relevé rapidement après la tristesse de Paris : « J’ai mis beaucoup d’intensité à l’entraînement. Je savais que je pouvais très bien jouer ici. J’ai dit après Paris que ce n’était pas le moment de me laisser abattre. Un autre Grand Chelem arrivait, et j’ai bien répondu. »
DE LA DÉTRESSE AU BONHEUR 🔄
Après une défaite cruelle en 5h29 en finale de Roland-Garros, Jannik Sinner n’a eu besoin que d’un mois pour se relever et prend sa revanche contre Carlos Alcaraz en finale de Wimbledon. 👏🇮🇹 pic.twitter.com/cTYNhTshAA
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