Battu en finale de Wimbledon par Jannik Sinner, Carlos Alcaraz s’apprête à lancer sa tournée nord-américaine, avec une belle opportunité à saisir : il n’a que 60 petits points à défendre (50 à l’US Open, 10 à Cincinnati), contre les 3200 que devra préserver son bourreau de Londres.
Il faudra toutefois patienter avant de revoir le Murcien sur les courts : forfait pour le Masters 1000 de Toronto, il est attendu pour un retour à Cincinnati (7-18 août). Dans une interview accordée à la Gazzetta dello Sport, Alcaraz s’est livré sur sa rivalité avec Sinner, tout en affirmant sa volonté de reprendre le trône du tennis mondial avant la fin de l’année.
📊 Les points à défendre par le Top 10 du classement ATP jusqu’à l’US Open 🗽 (inclus) :
1⃣ Sinner 🇮🇹 – 3 200 points
2⃣ Alcaraz 🇪🇸 – 60 points
3⃣ Zverev 🇩🇪 – 1 280 points
4⃣ Fritz 🇺🇸 – 1 360 points
5⃣ Draper 🇬🇧 – 1 010 points
6⃣ Djokovic 🇷🇸 – 100 points
7⃣ Musetti 🇮🇹 – 305 points… pic.twitter.com/8aYkouLjiz— Jeu, Set et Maths (@JeuSetMaths) July 14, 2025
Beaucoup de points à prendre, contrairement à son rival
« Je suis prêt. L’an dernier, il m’a été très difficile de retrouver mon meilleur tennis après ce qui s’est passé aux Jeux olympiques (battu en finale par Novak Djokovic, il avait décroché une médaille d’argent au goût amer, ndlr.), mais l’avantage est que cette année, je n’ai pratiquement plus de points à défendre. Je ferai de mon mieux pour en accumuler autant que possible car mon objectif principal pour le reste de l’année est de récupérer la place de numéro 1 mondial. Je suis conscient que le fait que Jannik ait beaucoup de points à défendre ne l’affectera pas, mais je suis prêt pour le défi. »
Le tenant du titre Porte d’Auteuil est également revenu sur sa rivalité avec le numéro 1 mondial : « Je trouve fantastique pour le tennis que nous construisions une rivalité aussi belle. Je crois qu’elle attirera de plus en plus de gens vers notre sport. Chaque fois que nous nous affrontons, nous nous poussons au–delà de nos limites. Sinner et moi sommes de bons amis, nous pouvons parler de beaucoup de choses en dehors du court. C’est une bonne personne », a-t-il ajouté.
Le Murcien s’est également exprimé au sujet des deux finales disputées à Paris et à Londres : « J’ai accompli des choses très importantes, atteint les objectifs clés fixés au début de l’année et je souhaite poursuivre sur cette lancée. Je pense souvent à la finale de Roland–Garros et je ne sais toujours pas comment j’ai fait. Ce match m’a montré qu’il faut continuer à croire en soi jusqu’à la fin, ne jamais se décourager, quoi qu’il arrive. À Wimbledon, j’ai donné le meilleur de moi–même, mais le niveau de Jannik était extraordinaire. »
Le prisme mental dans le tennis
Enfin, Alcaraz a évoqué le mental et la manière dont il gère la pression : « Parfois, les pensées négatives sont inévitables, mais mon psychologue m’aide beaucoup à les gérer. J’ai travaillé avec elle pendant cinq ans et j’ai remarqué une différence significative. Depuis qu’elle me conseille sur la façon de gérer le stress pendant les matchs, mon mental s’est beaucoup amélioré. »
« Tout repose sur la mentalité dans le tennis. Être joueur de tennis a toujours été mon rêve. Je pense que cela facilite la gestion de la pression. Il fut un temps où les critiques me touchaient beaucoup, mais maintenant j’ai appris à ne pas leur accorder trop d’importance. J’ai appris que l’on apprend de ses défaites, que chaque pas compte. L’important est d’être constant et de s’efforcer de s’améliorer » a-t-il conclu.