Le WTA 1000 de Montréal entrait dans le vif du sujet ce mardi avec l’entrée en lice des premières têtes de série. Si certaines, comme Elena Rybakina ou Emma Navarro, ont tenu leur rang sans trembler, d’autres ont vécu une journée noire. À domicile, Leylah Fernandez est tombée d’entrée, tout comme Jasmine Paolini, en grande difficulté ces dernières semaines. Coco Gauff, elle, a décroché sa première victoire depuis Roland-Garros. Retour sur les temps forts d’une journée riche en surprises.
La n°1 locale prend déjà la porte
Fraîchement titrée à Washington — son premier trophée depuis près de deux ans — et revenue aux portes du top 20, Leylah Fernandez était très attendue à Montréal, sa ville natale. Opposée à Maya Joint, qu’elle avait dominée la semaine précédente, la Canadienne n’a pas su reproduire la même prestation.
Dépassée dans la dynamique service-retour, Fernandez a peiné sur ses mises en jeu : moins de 50 % de points gagnés derrière ses deux services, et seulement 3 balles de break converties sur 9. Maya Joint, elle, s’est montrée conquérante et face à la réussite de son adversaire en revers, elle a choisi de se concentrer sur son coup droit, secteur où Fernandez a multiplié les fautes.

Une défaite en deux manches (6-4, 6-1) qui résonne comme un échec pour Leylah Fernandez qui aspirait à mieux, de surcroît à domicile. Une déception matérialisée par des larmes en conférence de presse quelques minutes après la rencontre.
Faut-il s’inquiéter pour Jasmine Paolini ?
Autrice d’une saison 2024 sensationnelle, en simple comme en double, Jasmine Paolini avait gardé un niveau assez équivalent sur les six premiers mois de compétition, ce qui avait notamment abouti à son sacre à Rome, en WTA 1000. Mais depuis Roland-Garros, l’Italienne n’a plus gagné trois matchs consécutifs. Eliminée d’entrée à Berlin, puis au 2e tour à Wimbledon, elle a de nouveau chuté à Montréal, dès son premier match face à Aoi Ito, classée au-delà de la 100e place mondiale.
Pourtant, tout avait parfaitement commencé. Paolini menait un set et un break, étouffant totalement la Japonaise. Mais comme trop souvent, la n°9 mondiale a connu un long passage à vide, laissant son adversaire revenir dans le match. Peu académique, parfois brouillonne, Ito a malgré tout saisi sa chance avec détermination — jusqu’à perturber mentalement Paolini, habituellement sereine et positive.
🚨 Menée d’un set et d’un break, Aoi Ito (21 ans/110e mondiale) renverse la n°9 mondiale Jasmine Paolini en sauvant une balle de match pour décrocher la plus grande victoire de sa carrière et atteindre le troisième tour au WTA 1000 de Montréal. 🤯 pic.twitter.com/6vE8WAJbhD
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) July 29, 2025
Plus audacieuse et surtout plus régulière dans les moments clés, la jeune Nippone de 21 ans a signé la plus grande victoire de sa carrière, au bout d’un tie-break irrespirable (2-6, 7-5, 7-6). De son côté, Paolini tentera de relancer la machine à Cincinnati, avant un US Open où elle devra défendre un huitième de finale.
Le thriller du jour pour Coco Gauff
En quête de repères depuis son sacre à Roland-Garros en juin, Coco Gauff arrivait à Montréal avec quelques doutes, notamment au service. Face à Danielle Collins, elle a affiché une fébrilité criante, commettant 23 doubles fautes, probablement par crainte d’être agressée sur ses deuxièmes balles.
Dans un match tendu où aucune des deux joueuses ne parvenait à réellement maîtriser ses émotions, c’est finalement Gauff qui s’est montrée la plus solide dans le money time. Elle empêché Collins de conclure sur son dernier jeu de service, avant de dominer le tie-break final avec autorité.

Malgré des imperfections évidentes dans le jeu, la n°2 mondiale a rassuré sur le plan mental. Cette victoire arrachée (7-5, 4-6, 7-6) pourrait lui offrir un nouveau souffle avant la suite de la tournée américaine.
Rybakina et Navarro assurent, Noskova et Alexandrova piégées
Elena Rybakina et Emma Navarro, demi-finalistes respectivement en 2023 et 2024, ont bien entamé leur tournoi en dominant Hailey Baptiste (6-4, 6-3) et Rebecca Marino (6-1, 6-2). Deux succès convaincants qui les placent sur une trajectoire de confrontation en huitièmes de finale, à condition de s’imposer au prochain tour.

Finaliste à Prague, Linda Noskova arrivait à Montréal avec le plein de confiance et l’étiquette de possible outsider sur dur. Opposée à Jacqueline Cristian pour son entrée en lice, la Tchèque semblait bien lancée avant un éventuel choc face à Elena Rybakina. Mais rien ne s’est déroulé comme prévu : apathique et sans révolte, elle a été éliminée dès le premier tour en deux sets (6-3, 6-4), quittant le tournoi par la petite porte.
Comme à Hambourg face à Anna Bondar il y a deux semaines, Ekaterina Alexandrova s’est encore compliquée la tâche. Après un premier set expédié en 27 minutes, la Russe a peu à peu sombré, plombée par ses erreurs et un jeu précipité. En face, Lin Zhu, ex 31e joueuse mondiale, retombée à la 493e place, a su faire preuve de solidité pour renverser la rencontre et s’imposer en trois manches (1-6, 6-2, 6-4).