Les réjouissances ont été de courte durée lors de la première rotation du court central à Montréal. Alors qu’elle dominait son adversaire Marta Kostyuk, Elena Rybakina s’est qualifiée sur abandon de l’Ukrainienne.
Un dénouement malheureux
Face à Marta Kostyuk, Elena Rybakina a remporté cette nuit son 35e match de la saison – seules quatre joueuses ont fait mieux. Elle a dominé dès le début du match, perdant quatre points sur sa mise en jeu lors du premier set. Malgré son manque de premiers services (38 %), seulement trois points ont été concédés sur ses secondes balles.
Les jeux de service de Marta Kostyuk ont été beaucoup plus disputés ; malgré sa blessure au poignet droit, elle a sauvé sept balles de break et a évité le cruel 6-0 au bout de l’effort.
De plus en plus grimaçante, l’Ukrainienne a persévéré dans le deuxième set et a utilisé sa vitesse pour lutter sur chaque échange. Cette stratégie à corps perdu lui a permis d’obtenir une balle de break. Mais l’effort était trop éprouvant face à une 12e mondiale implacable : l’Ukrainienne a abandonné sur le score de 6-1, 2-1, ret.

Grâce à son beau parcours, Elena Rybakina fera son retour dans le top 10 la semaine prochaine. Mieux encore, la vainqueure de Wimbledon 2022 n’a aucun point à défendre à Cincinnati et abordera la rapide transition entre les deux WTA 1000 avec confiance. D’ici là, elle pourrait faire mieux au Canada qu’en 2023, année où elle avait également atteint les demi-finales. Il lui faudra, dans cette optique, prendre le meilleur sur Victoria Mboko.
La star de la nuit
En admirant leur jeune star Victoria Mboko se qualifier en demi-finale, le public canadien a peut-être eu des sensations de déjà-vu. L’actuelle 85e mondiale marche sur les traces de Bianca Andreescu, dernière et unique joueuse locale à avoir remporté le titre. C’était il y a six ans.
Mais cette nuit, toute l’attention du public était tournée vers Mboko. La pépite de 18 ans affrontait Jessica Bouzas Maneiro, 51e joueuse mondiale et récemment huitième de finaliste à Wimbledon.
L’Espagnole a exercé de la pression sur le service de Mboko dès le début du match, l’obligeant à sauver trois balles de break sur ses trois premiers jeux de service.
La nervosité de jouer le match le plus important de leur carrière s’est faite ressentir des deux côtés du filet. Mboko et Bouzas Maneiro ont accumulé les fautes (82 fautes directes en… dix-huit jeux). À 3-2, Mboko a mené 40-0 sur le service de Bouzas Maneiro avant de se faire remonter. Les trois jeux suivants ont été des échanges de breaks et c’est la Canadienne, première à servir, qui a tiré profit du procédé en remportant la première manche 7-5.

Si elle a cédé sa mise en jeu à l’entame de la seconde manche, Mboko a profité d’une faible performance adverse pour s’adjuger les six jeux suivants sur le score sans appel de 6-4, 6-2. Elle est devenue la plus jeune demi-finaliste au Canada depuis Coco Gauff en 2022. Il faut remonter à 1987 pour retrouver une plus jeune locale à atteindre ce stade de la compétition, autrement dit, Mboko entre dans l’histoire
Si les foules montréalaises en délire ne suffisaient pas à récompenser un parcours aussi accompli, Mboko fera son entrée dans le top 50 la semaine prochaine. Une belle récompense après son incroyable parcours à la maison avant de défier Elena Rybakina pour une place en finale.
J’ étais a la partie a montréal.une joueuse rapide avec de bon service
Une foule de 12,000 personnes vont l’ acclamer.un record d’ assistance pour acclamer ce prodige de 18 ans