Les grandes confessions de Novak Djokovic dans le podcast On Purpose de Jay Shetty

Novak Djokovic s’est confié dans le podcast On Purpose de Jay Shetty. Une interview riche et intime qui offre un regard unique sur le parcours et la philosophie du champion serbe.
Novak Djokovic se confie dans le podcast On Purpose de Jay Shetty Novak Djokovic se confie dans le podcast On Purpose de Jay Shetty
Novak Djokovic se confie dans le podcast On Purpose de Jay Shetty (YouTube).

Dans une longue interview de deux heures accordée au célèbre podcasteur Jay Shetty, Novak Djokovic s’est livré en profondeur sur son parcours, ses blessures intimes, ses plus grands défis et sa vision de la carrière au-delà de 35 ans. L’homme au plus grand palmarès de tous les temps raconte les forces qui l’animent encore aujourd’hui à travers un format totalement inédit pour lui.

Une lumière à transmettre, malgré une bataille intérieure

« Si je poursuis ma carrière de tennisman, c’est parce que je diffuse encore cette lumière en jouant au tennis et en inspirant les jeunes générations », a expliqué Djokovic.

Mais derrière cette volonté de continuer, il admet un autre moteur plus intime : « Ce qui vient peut-être… d’un endroit moins pur, c’est mon sentiment de ne jamais en faire assez. Ça remonte au tout début de ma vie, à ma relation en particulier avec mon père. »

Une fragilité qu’il assume désormais, même si elle reste une bataille intérieure constante.

La carrière prolongée d’un champion de 38 ans

Alors que la norme voulait qu’un joueur entame le déclin passé la trentaine, Djokovic rappelle combien le tennis a changé : « Aujourd’hui, les soins pour le corps se sont tellement améliorés… désormais, même les top 50 ont une équipe autour d’eux. »

À 38 ans, il voit plus loin que l’âge : « Je ne pense pas avoir de limites. Pour moi, les limites sont des constructions de notre esprit. »

Des rêves d’enfant devenus objectifs de vie

Novak Djokovic revient sur un moment clé : Wimbledon 2011, où il devient n°1 mondial en remportant son premier titre sur le gazon londonien : « C’était une expérience hors du commun, comme si tu allais sur la lune. »

Mais dès le lendemain, il s’est fixé de nouveaux objectifs : « Gagner plusieurs Grands Chelems, puis les quatre en même temps, puis une médaille d’or pour mon pays. »

Une enfance marquée par la survie

L’entretien revient aussi sur les souvenirs difficiles des années 90 en Serbie. Djokovic raconte la pauvreté, les bombardements, et ce jour où son père lui montra un billet de 10 deutsche marks : « C’est tout ce qu’on a pour notre famille de cinq. »

Il décrit également les emprunts risqués contractés par son père pour financer ses débuts : « Parfois même à des criminels… Je lui serai éternellement reconnaissant. » Ce contexte, confie-t-il, a forgé en lui ce sentiment de devoir toujours gagner : « Je devais réussir, je devais gagner, je n’avais pas le choix. C’était une question de survie. »

Federer et Nadal : les rivalités fondatrices

Djokovic revient sur l’époque où Nadal et Federer l’empêchaient encore de triompher en Grand Chelem. La transformation décisive viendra en 2010-2011, grâce à un changement alimentaire et mental, jusqu’à la saison historique de 2011.

Il souligne aussi le rôle des défaites : « Kobe Bryant m’a convaincu de revoir mes matchs perdus. Même si ça me fait mal, c’est là que tu apprends. »

Aujourd’hui, il admet que la retraite de ses plus grands rivaux lui laisse un vide : « Je pensais que ce serait facile de me tourner vers de nouveaux adversaires, mais en fait non. »

La vulnérabilité assumée et les émotions

Longtemps, Djokovic s’est interdit de pleurer : « Mon éducation ne laissait pas de place aux émotions. » Mais il reconnaît avoir changé : « Moi aussi, j’ai pleuré de nombreuses fois après des défaites, surtout aux Jeux Olympiques ou en Coupe Davis. »

Il dit avoir vécu un accomplissement unique avec la médaille d’or remportée à Paris en 2024 : « C’était un rêve de longue date. »

Blessures et résilience

La carrière de Novak Djokovic est aussi une succession de combats avec son corps. En 2017, il doit subir une opération du coude, qu’il vit comme une trahison envers lui-même : « Je m’étais juré de ne jamais subir de chirurgie. Quand j’ai accepté, j’ai pleuré pendant des jours. »

Plus récemment, à Roland-Garros 2024, il dispute et gagne un match en cinq sets avec une déchirure du ménisque. « Sur le moment, j’ai joué sous antidouleurs, mais le lendemain, l’IRM a montré qu’il fallait opérer. »

Trois semaines plus tard seulement, Wimbledon démarre. « Mon équipe me disait : “C’est impossible, tu ne joueras pas.” Mon kiné m’a même dit sur un ton catégorique : “N’y pense même pas.” Et moi, intérieurement, j’ai pris ça comme un défi. »

Jour et nuit, Djokovic s’astreint alors à une rééducation intensive. Contre toute attente, il est sur le court à Londres, atteint la finale, puis enchaîne avec la médaille d’or aux Jeux Olympiques de Paris. « C’était le meilleur moment de ma saison 2024. Et je crois que c’est parce que j’avais ce défi à relever. »

Il compare cette rage intérieure à celle de Michael Jordan dans The Last Dance : inventer parfois un « ennemi » pour se motiver. « Moi aussi, j’ai souvent joué dans des environnements hostiles, avec tout un stade contre moi, surtout face à Federer ou Nadal. Ça a forgé ma force mentale. »

Les batailles avec Nadal, une expérience hors du corps

Djokovic se souvient de l’épuisante finale de l’Open d’Australie 2012 (5h53) ou encore de leurs affrontements à Roland-Garros : « Parfois, c’était presque comme une expérience hors du corps, où tout coulait… Comme un artiste devant sa toile. »

Pour lui, cette rivalité a marqué l’histoire : « Je sens que nous nous sommes rendus meilleurs l’un l’autre, et que nous avons apporté des émotions incroyables aux gens. »

Une philosophie de vie

En conclusion, Novak Djokovic insiste sur l’importance de l’engagement et de la persévérance : « Beaucoup ne terminent pas ce qu’ils commencent. Il faut se rappeler de rester dévoué. » Il cite aussi Kobe Bryant : « Quelqu’un a peut-être économisé toute sa vie pour venir voir un seul match. Alors je vais jouer. »

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