Infos pratiques sur la finale Sabalenka – Anisimova :
- Date : Samedi 6 septembre 2025
- Heure : 22h00
- Diffuseur : Eurosport
- Prize money : 5 000 000 $ (championne), 2 500 000 $ (finaliste)
- Points WTA : 2 000 (championne), 1 300 (finaliste)
JOUR DE FINALE ⭐️
SABALENKA 🆚 ANISIMOVA
🏟️ Stadium Arthur Ashe
📍 #USOpen
🕛 22h00Pour le titre à New York. 🏆 pic.twitter.com/QDMNGdbzZA
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) September 6, 2025
Le contexte
Moins de deux mois après leur dernière entrevue sur le Centre Court, en demi-finale de Wimbledon, Aryna Sabalenka et Amanda Anisimova vont de nouveau croiser le fer, cette fois avec un sacre en Grand Chelem à la clé.
Finaliste de trois des quatre Majeurs de la saison, Sabalenka a impressionné au niveau de sa régularité dans les tournois les plus prestigieux du circuit mais quelque chose coince mentalement au moment d’inscrire son nom au palmarès.
Et à l’occasion de cette finale de l’US Open, une pression supplémentaire vient s’ajouter pour la n°1 mondiale : devenir la première joueuse à conserver sa couronne à Flushing Meadows depuis Serena Williams (2012, 2013, 2014).
Le poids de l’histoire sera-t-il trop lourd pour Aryna Sabalenka ou parviendra-t-elle à s’en servir pour remporter un quatrième titre du Grand Chelem ?

Durant la quinzaine, Sabalenka s’est montrée autoritaire dans les moments charnières de ses rencontres, sans être forcément irrésistible. Elle n’a pas laissé de set en route avant qu’une grande Jessica Pegula ne vienne l’embêter en demie.
On aurait aimé la voir en quarts face à une Marketa Vondrousova qui ne lui réussit pas forcément, mais la Tchèque a dû déclarer forfait. Sans trop d’accrocs, la meilleure joueuse du monde a rallié la finale du Chelem newyorkais pour la troisième fois consécutive.
De son côté, Amanda Anisimova a connu une saison avec des grands hauts – sacre en WTA 1000 à Dubaï, finale au Queen’s, à Wimbledon et maintenant à l’US Open – et des petits bas – éliminations aux premiers et deuxièmes tours de plusieurs WTA 1000 – qui la caractérisent.
Même avec cette alternance de hauts et bas, Anisimova a passé un réel cap dans sa gestion des rencontres, sur le plan technique et surtout émotionnel ce qui lui a permis d’intégrer le top 10 mondial pour la première fois de sa carrière. À New York, elle a su confirmer son statut acquis au cours des derniers mois, notamment lors de la deuxième semaine du tournoi.
Des victoires de référence face à Iga Swiatek et Naomi Osaka, deux des joueuses les plus en forme du moment après avoir martyrisé Beatriz Haddad Maia lui ont permis de se hisser en finale. Celle qui est née à quelques encablures de Big Apple joue le meilleur tennis de sa carrière, alliant violence et justesse, un cauchemar pour ses adversaires.
Pour sa deuxième finale en Grand Chelem, Anisimova aura le public derrière elle, un atout non négligeable bien qu’Aryna Sabalenka soit habituée, elle qui a toujours affronté une Américaine en finale de l’US Open (Gauff en 2023, Pegula en 2024).
Analyse de la finale
Amanda Anisimova est, stylistiquement, la kryptonite d’Aryna Sabalenka. La raison ? L’Américaine possède les armes pour répondre – et elle adore ça – à la puissance de la Biélorusse, ce que la plupart du circuit n’arrive pas à contrer.
Il est même fréquent de voir le rapport de force s’inverser entre les deux joueuses, forçant la n°1 mondiale à adopter une stratégie différente pour éviter le duel de cogneuse.

Statistique effrayante : Amanda Anisimova est la seule joueuse du tournoi à avoir atteint la barre des 50 coups gagnants sur un match (contre Naomi Osaka). Un chiffre colossal qui reflète parfaitement le style très agressif qui fait sa force.
En coup droit comme en revers, la n°9 mondiale peut mettre fin à l’échange mais c’est surtout avec son revers, croisé comme en décalage, qu’elle est la plus redoutable. Lors de leur opposition à Wimbledon, Sabalenka avait posé un genou à terre face à la brutalité du revers d’Anisimova. Nul doute que cette dernière saura s’appuyer dessus pour prendre le contrôle de l’échange.
Côté coup droit, Sabalenka aura l’avantage, notamment lorsqu’il s’agit de sortir ses adversaires du court pour ensuite rentrer dans le terrain et conclure. La Biélorusse maîtrise parfaitement le court croisé et très souvent, la balle fait l’aller sans le retour.
Quand on connaît les qualités premières d’Aryna Sabalenka, à savoir sa puissance et le rythme élevé qu’elle arrive à imprimer, c’est assez paradoxal de se dire que face à Anisimova, elle va devoir adapter son tennis et privilégier les variations (de longueur, de zones et de frappes).
Créer de l’incertitude sur chaque frappe, ne pas laisser le match prendre une tournure de bataille de fond – l’erreur qu’a pu faire Naomi Osaka – et réussir à incorporer les variations à son jeu sans le dénaturer seront les clés pour parvenir à s’imposer.

Des deux côtés, un pourcentage élevé de première balle sera primordial car au retour sur seconde, tant Sabalenka qu’Anisimova n’y vont pas de main morte. Lors de sa demi-finale face à Naomi Osaka, la joueuse de 24 ans a retourné pas moins de 67% des deuxièmes balles de la Japonaise, ce qui a grandement contribué à son succès.
Au vu de l’impression laissée par les deux joueuses sur la quinzaine, de l’historique des confrontations et surtout du match-up actuel, Amanda Anisimova part avec un léger avantage sur Aryna Sabalenka.
De part et d’autre, la gestion de l’évènement aura une incidence sur le résultat. Entre Sabalenka qui n’a toujours pas gagné cette saison en Grand Chelem malgré deux finales disputées, et Anisimova qui sort d’un double 6-0 lors de sa dernière apparition à ce stade d’un Majeur, l’approche mentale sera décisive.
Le cadre est posé : rendez-vous à 22h pour suivre cette dernière finale de la saison en Grand Chelem.