Après avoir battu Félix Auger-Aliassime en demi-finale (6-1, 3-6, 6-3, 6-4), Jannik Sinner a rassuré tout le monde, y compris lui-même. Touché à l’abdomen en plein match, l’Italien a su gérer le contretemps, récupérer son niveau et assurer son ticket pour la finale — une troisième consécutive cette saison en Grand Chelem, la troisième face à Carlos Alcaraz.
Ils ont atteint cinq finales consécutives en Grand Chelem depuis le début de l’Ère Open 📊
🇨🇭 Roger Federer
🇪🇸 Rafael Nadal
🇷🇸 Novak Djokovic
🇮🇹 JANNIK SINNER 🆕L’Italien est le plus jeune à réaliser cette performance. ⭐️pic.twitter.com/UMPf8wsVBe
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) September 6, 2025
Une alerte vite effacée
Lors du deuxième set, Jannik Sinner a ressenti une gêne abdominale qui l’a contraint à un temps mort médical. Il a tenu à rassurer immédiatement : « J’ai juste ressenti un petit tiraillement après un service, à 4-3 dans le deuxième set. Après le traitement, je me suis senti beaucoup, beaucoup mieux. À un moment, je ne ressentais plus rien du tout. Je servais à nouveau à un rythme normal, donc tout allait bien. Rien d’inquiétant, mais j’ai préféré sortir du court pour être prudent. »
Cette alerte n’a pas entamé son jeu. Bien au contraire, l’Italien a rapidement retrouvé son rythme et a clos le match en quatre sets.
“Cinq finales consécutives en Grand Chelem, c’est quelque chose de grand.”
Une finale historique dans le viseur
Avec cette victoire, Sinner disputera sa cinquième finale de Grand Chelem consécutive (de l’US Open 2024 à l’US Open 2025), un exploit digne des plus grands : « C’est incroyable. Je n’aurais jamais pensé réussir ça en devenant professionnel, et maintenant je suis ici. Cinq finales consécutives en Grand Chelem, c’est quelque chose de grand. La constance, être toujours présent dans les phases finales des plus gros tournois… c’est incroyable. »
Mais le joueur garde la tête froide : « Bien sûr, c’est présent dans un coin de ma tête… mais ce qui est fait est fait. Je suis là. J’ai une journée très importante dimanche, et on verra bien. »
Et il se réjouit surtout de retrouver Carlos Alcaraz en finale, son grand rival : « J’adore ces défis. J’aime me mettre dans ces positions et voir ce que cela donne. Carlos est quelqu’un qui me pousse à mes limites, et c’est une très bonne chose. Parce que c’est le meilleur retour qu’un joueur puisse avoir. C’est formidable pour le tennis d’avoir des rivalités et, j’espère, de grands matchs à venir. »