Alors que le circuit est désormais dominé par Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, et que Novak Djokovic aborde la dernière phase de sa carrière, Rafael Nadal a livré une analyse détaillée de cette nouvelle rivalité, tout en revenant sur ses propres expériences.
Sur l’énergie du public à l’US Open
« Au début, je ne me sentais pas à l’aise à New York. Mais j’ai travaillé pour changer cette sensation et, finalement, chaque fois que j’y jouais, je me sentais bien. J’étais un joueur émotif, passionné, et cette énergie incroyable des night sessions me correspondait parfaitement », a expliqué Nadal.
Federer et Djokovic, des défis permanents
« Contre Novak, je devais être à 100 % physiquement et produire une balle de qualité pour espérer le battre sur dur. Il était meilleur que moi sur cette surface, mais jusqu’en 2013-2014, je pouvais rivaliser. Roger, lui, pouvait gagner les points très vite avec son service. Jouer contre eux m’a obligé à toujours élever mon niveau. Nous n’avions jamais le luxe de nous relâcher. »

Les blessures, un frein en fin de carrière
Nadal reconnaît que les pépins physiques ont pesé sur ses dernières saisons : « Quand tu accumules les problèmes physiques, tu perds confiance dans tes mouvements. Tu évites certains gestes, car tu crains de te blesser à nouveau. Or, j’avais besoin de cette énergie supplémentaire pour repousser mes limites. »
La finale de Roland-Garros 2025, entre Sinner et Alcaraz
L’Espagnol a également livré son analyse de la dernière finale parisienne :
« Les trois premiers sets n’ont pas été incroyables, mais le quatrième et le cinquième ont été d’un niveau extraordinaire. Jannik n’a pas toujours eu la détermination nécessaire dans les moments clés, tandis que Carlos a parfois commis des erreurs tactiques. Mais la fin du match a été l’une des plus excitantes que j’ai vues. »
Alcaraz et Sinner, deux profils opposés
Nadal distingue clairement les qualités des deux jeunes stars :
- « Sinner imprime une cadence très difficile à suivre. Il prend la balle tôt et passe vite de la défense à l’attaque. »
- « Alcaraz est plus magique, plus imprévisible, capable de coups incroyables que Jannik ne tente pas. Mais cela s’accompagne aussi de plus d’erreurs. C’est ce qui le rend spectaculaire. »

Un conseil pour Alcaraz
Enfin, Nadal n’a pas manqué de prodiguer un conseil à son compatriote : « Carlos peut améliorer son approche tactique. Parfois, il semble vouloir frapper le coup parfait à chaque point, alors qu’il n’en a pas toujours besoin. »