Aryna Sabalenka : « Je suis très fière d’avoir su contrôler mes émotions »

La n°1 mondiale a conservé son titre à l’US Open en dominant Amanda Anisimova en finale (6-3, 7-6). La Biélorusse s’offre son quatrième sacre majeur, le deuxième consécutif à New York, et insiste sur le rôle déterminant de sa maîtrise émotionnelle.
Aryna Sabalenka a remporté l'US Open pour la deuxième année consécutive. (Getty Images) Aryna Sabalenka a remporté l'US Open pour la deuxième année consécutive. (Getty Images)
Aryna Sabalenka a remporté l'US Open pour la deuxième année consécutive. (Getty Images)

Si Aryna Sabalenka avait déjà prouvé sa capacité à régner sur le circuit, cette finale new-yorkaise avait une saveur particulière. Après deux échecs cuisants en Australie et à Roland-Garros, la n°1 mondiale a trouvé les ressources pour enfin transformer sa saison en or. Plus qu’un titre, ce quatrième Grand Chelem marque une victoire mentale pour la Biélorusse, désormais maîtresse de ses émotions autant que de son tennis.

« Je méritais d’avoir un Grand Chelem cette saison »

En conférence de presse, Aryna Sabalenka a confié toute l’importance de ce succès, après deux finales perdues en 2025 à Melbourne et à Roland-Garros : « Ce titre est différent des autres. J’ai le sentiment d’avoir dû surmonter beaucoup de choses pour l’obtenir. Je méritais d’avoir un Grand Chelem cette saison. Quand je suis restée à genoux à la fin, c’était une émotion pure, parce que défendre ce trophée signifiait énormément pour moi. »

Si la Biélorusse s’est imposée en deux sets, elle a dû composer avec des moments délicats, notamment ce smash manqué à 5-4 dans la deuxième manche, alors qu’elle servait pour le match : « J’étais vraiment proche de perdre mon sang-froid, a-t-elle reconnu. Mais je me suis dit que ça ne se passerait pas comme ça. J’ai pris une grande inspiration, je me suis recentrée sur mon service et je savais que je devais tout donner dans le tie-break. »

« J’ai appris à gérer mes émotions »

Sabalenka estime avoir franchi un cap dans sa manière d’aborder les grands rendez-vous : « Avant cette finale, j’ai décidé que j’allais contrôler mes émotions, peu importe ce qui allait se passer. Je voulais me battre sur chaque point, rester concentrée sur moi et sur ce que j’avais à faire. »

Une approche nouvelle, fruit des douloureuses défaites subies plus tôt dans l’année : « Après l’Australie, j’ai essayé d’oublier, mais à Roland-Garros, la même chose s’est produite. Je me suis alors dit qu’il fallait réfléchir. Je me demandais pourquoi j’avais laissé mes émotions prendre le dessus. Aujourd’hui, je comprends mieux qui je suis, et je peux dire que toutes ces leçons m’ont rendue plus forte. »

Avec ce quatrième sacre en Grand Chelem, la Biélorusse confirme son statut de patronne du circuit. Et l’avertissement est clair : « Toutes ces expériences me rendent plus dure, plus forte. »

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