Carlos Alcaraz a remporté son deuxième titre à l’US Open en battant Jannik Sinner en finale (6-2, 3-6, 6-1, 6-4), signant ainsi son sixième Grand Chelem à seulement 22 ans et retrouvant la place de n°1 mondial.
À chaud, l’Espagnol a résumé sa joie avec simplicité : « C’est génial quand tu atteins les objectifs que tu t’étais fixés en début d’année. Ça fait un bien fou. Être de nouveau numéro 1 mondial en faisait partie, et le faire en même temps qu’un sacre en Grand Chelem, c’est encore mieux. »
« On a travaillé sur des choses spécifiques pour battre Jannik »
Le Murcien a aussi tenu à saluer son rival du jour : « Je ne dirais pas que je lisais son jeu et qu’il était prévisible. Je regarde beaucoup de ses matchs. D’abord parce que j’adore le voir jouer, je trouve incroyable ce qu’il fait. Et parce que j’adore étudier son jeu. »
Cette victoire n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une préparation minutieuse : « Juste après la finale de Wimbledon, je me suis dit que je devais progresser pour le battre. J’ai pris une semaine de vacances, puis on a travaillé sur des choses spécifiques pour battre Jannik. On a regardé la finale, pris des notes et tout mis en place. Aujourd’hui, j’ai joué le jeu qu’on avait décidé, et ça a très bien fonctionné. »
23e titre au palmarès ABRACADABRANTESQUE de Carlos Alcaraz à seulement 22 ans. 🏆🇪🇸
🇬🇧 Wimbledon x2
🇫🇷 Roland-Garros x2
🇺🇸 US Open x2 🆕🇺🇸 Masters 1000 Cincinnati
🇮🇹 Masters 1000 Rome
🇲🇨 Masters 1000 Monte-Carlo
🇺🇸 Masters 1000 Indian Wells x2
🇪🇸 Masters 1000 Madrid x2
🇺🇸… pic.twitter.com/0Z6w2qrZPu— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) September 7, 2025
« Je pense que c’est le meilleur tournoi de ma carrière »
Son entraîneur Juan Carlos Ferrero a d’ailleurs confié qu’Alcaraz avait livré une performance « parfaite ». Un avis que le champion partage : « Ce n’est pas facile de le satisfaire ! Mais je crois qu’il a raison : si je voulais battre Sinner à l’US Open, je devais faire un match parfait. Aujourd’hui, c’était le cas. »
Conscient du chemin parcouru, l’Espagnol estime avoir franchi un cap : « Oui, je pense que c’est le meilleur tournoi de ma carrière, du premier au dernier match. Ma constance pendant quinze jours a été très élevée, ce dont je suis très fier. J’ai beaucoup travaillé là-dessus. Je pense être au meilleur de ma forme, mais pas encore à 100%. À 22 ans, c’est difficile d’être déjà au meilleur de sa forme. Petit à petit, je vais progresser pour y arriver. Le meilleur Carlos n’est pas encore arrivé ».
« J’ai l’impression de pouvoir ramener toutes les balles »
Tout au long de la quinzaine, Alcaraz a une nouvelle fois démontré la richesse de son jeu : « Je crois que mon tennis est très variable. Je peux tout faire : slicer, frapper à plat, lifter, tenter des amorties, venir au filet… J’ai confiance en ma condition physique, j’ai l’impression de pouvoir ramener toutes les balles », a-t-il expliqué.
Bilan des huit derniers Alcaraz ⚡️ Sinner 📊
🔵 Indian Wells 24 : Alcaraz 🇪🇸
🟠 Roland-Garros 24 : Alcaraz 🇪🇸
🔵 Pékin 24 : Alcaraz 🇪🇸
🟠 Rome 25 : Alcaraz 🇪🇸
🟠 Roland-Garros 25 : Alcaraz 🇪🇸
🟢 Wimbledon 25 : Sinner 🇮🇹
🔵 Cincinnati 25 : Alcaraz 🇪🇸
🔵 US Open 25 : Alcaraz 🇪🇸 pic.twitter.com/8rNUj5ojbF— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) September 7, 2025
« L’Open d’Australie est mon principal objectif »
Mais Alcaraz ne se projette pas seulement sur ses victoires présentes : « L’Open d’Australie est mon principal objectif, je rêve de compléter le Grand Chelem. Mais je ne me préoccupe pas si je le réussis avant ou après Jannik. Si ce n’est pas en 2026, je tenterai l’année suivante, ou celle d’après. Ce qui compte, c’est de le faire, peu importe quand. »
« J’ai appris à savourer »
Il garde malgré tout un regard lucide sur le rythme effréné du circuit : « Une des rares choses négatives au tennis, c’est que ça ne s’arrête jamais. Tu gagnes un titre et tu penses déjà au suivant. Parfois, tu n’as qu’un jour pour profiter, ou à peine. J’ai appris à prendre des moments pour savourer ce que je vis, avec mes proches, ma famille. Regarder le trophée, apprécier ce que tu as accompli et continuer. »
Avec ce deuxième sacre new-yorkais et son retour sur le trône mondial, Carlos Alcaraz continue d’écrire sa légende. « Retrouver la première place mondiale et gagner un Grand Chelem le même jour, c’est incroyable », a-t-il conclu, affichant autant de maturité que d’ambition.