Si l’Ukraine faisait figure de favorite en quart de finale de la Billie Jean King Cup, sa qualification est inédite. En écartant l’Espagne grâce à deux victoires en simple, la nation d’Elina Svitolina et de Marta Kostyuk rejoint le dernier carré de la compétition pour la première fois de son histoire.
Insubmersible Kostyuk
Peu avant le début des matchs, Marta Kostyuk avait les larmes aux yeux durant l’hymne ukrainien. Elle n’a en revanche montré aucune faille au moment d’entrer sur le court. Opposée à Jessica Bouzas Maneiro, la 26e mondiale s’est dépassée pour remporter une première manche ardue d’une heure et six minutes.
La tâche n’a jamais été mince face aux puissantes frappes de l’Espagnole, laquelle a imprimé un rythme musclé dans chaque échange. La couverture de terrain de Kostyuk lui a permis de tenir sur la durée. Et face à une balle qui revenait sans cesse, souvent en gros lift ou en slice, Bouzas Maneiro a craqué la première.
Son niveau s’est effondré dans le second set pour offrir à l’Ukraine son premier point dans ce quart de finale (7-6, 6-2).

Svitolina sort la tête hors de l’eau
Quelques minutes plus tard, la 13e mondiale Elina Svitolina a succédé à sa compatriote au Bay Sports Center de Shenzhen. Face à elle, Paula Badosa s’avançait sans garantie physique, n’ayant plus joué depuis Wimbledon.
L’Espagnole s’est pourtant révélée très combative et a sauvé une balle de set sur son service à 4-5 avant de remporter les trois jeux suivants. Svitolina n’a jamais été proche de son meilleur niveau mais s’est suffisamment recentrée pour remporter la deuxième manche, 6-2.
Le set décisif a débuté sur une dynamique semblable jusqu’à ce que Svitolina mène 4-2, 30-0 sur son service. Elle a alors enchaîné les fautes pour laisser Badosa égaliser et s’offrir une balle de break à 4-4. Sur le fil, l’Ukrainienne s’en est sortie au courage et en exploitant les secondes balles adverses (5-7, 6-2, 7-5).
Une qualification lourde de sens
Il s’agit plus que d’une simple compétition par équipes pour Elina Svitolina. La leader ukrainienne a toujours tenu un discours fort sur l’importance que revêt son pays à ses yeux. Elle soutient financièrement la sélection nationale par le biais de sa Svitolina Foundation. On peut donc supposer la portée symbolique d’une telle victoire.
L’effort devra être redoublé pour la demi-finale qui se profile contre l’Italie. L’équipe de Jasmine Paolini, tenante du titre, peut compter sur le talent en simple et en double de la 8e mondiale.
Et si Svitolina a assuré contre l’Espagne, elle n’a pas rassuré : en mettant en parallèle ses difficultés contre Badosa avec sa sortie prématurée au premier tour de l’US Open, elle semble loin de son meilleur niveau.