Plus grande nation de l’histoire de la Billie Jean King Cup (18 titres à ce jour), les États-Unis ont frôlé l’élimination dès les quarts de finale. Emma Navarro a sauvé deux balles de match sur la première rencontre de la journée avant de l’emporter face à Yulia Putintseva.
Une heure et demie plus tard, la Kazakhstanaise Elena Rybakina a remis les compteurs à zéro grâce à une superbe performance face à Jessica Pegula. Il a fallu attendre le double décisif pour que l’équipe entraînée par Lindsay Davenport obtienne le dernier mot – et la qualification en demi-finale.
Navarro en mode survie
Après un premier set où l’on a cru retrouver le top niveau qu’affichait encore Emma Navarro en début d’année, cette dernière s’est ensuite retranchée dans la passivité qui lui cause tant de torts en 2025. De son côté, Yulia Putintseva a rehaussé sa qualité de service (+25% de points gagnés derrière sa première balle).
La Kazakhstanaise a fait visiter tout le terrain à son adversaire grâce à son intelligence tactique et sa qualité d’amorti.
Si Putintseva a conservé l’ascendant sur son adversaire après la prise du deuxième set, ses fautes directes se sont accumulées dans les moments cruciaux. Manquant de lucidité, elle a permis à l’Américaine de rester à hauteur.
Deux balles de match se sont présentées à elle à 6-4 dans le tie-break décisif ; perdant les quatre points suivants sur des fautes directes, elle n’a pu que fracasser sa raquette sous les cris de joie du camp états-unien (7-5, 2-6, 7-6(6)).

Rybakina XXL
Le deuxième match de la journée a opposé Jessica Pegula, 7e mondiale, à Elena Rybakina, 10e mondiale. Dès l’entame de cette superbe affiche, la Kazakhstanaise a pris un ascendant sans concession.
Certes, le premier set a laissé place à une certaine indécision avec trois jeux consécutifs remportés par l’Américaine pour égaliser à 4-4. Mais les points importants ont systématiquement balancé en faveur de Rybakina, qui a écarté quatre balles de break sur cinq et empoché le set 6-4.
La 10e mondiale n’a eu aucune balle de break à écarter dans la seconde manche et ses retours ont été plus incisifs.
Avec neuf aces sur l’ensemble du match et une efficacité égale derrière sa première et sa seconde balle, sa victoire ne s’est pas faite attendre : 1h12 de jeu.

Les vétéranes du double tiennent leur rang
Pleine de confiance, Elena Rybakina s’est alignée avec Yulia Putintseva pour le double décisif qui allait déterminer la nation vainqueure du quart de finale. Face à elles, Taylor Townsend, n°1 mondiale en double, et Jessica Pegula, ancienne n°1 mondiale en double, avaient des responsabilités à prendre.
La paire américaine s’est saisie de la première manche sans difficulté, à l’exception d’un jeu de service remporté après avoir été menée 0-40. Malgré sa bonne prestation dans la matinée, Putintseva est apparue comme le maillon faible de la partie.
Et si les Kazakhstanaises se sont aménagées une chance de prendre le large dans la seconde manche, leurs adversaires ont remonté un déficit de 1-4 puis ont arraché un tie-break après avoir sauvé deux balles de set.
Forte de leur plus grande expérience en double, les joueuses de Lindsay Davenport ont fait la différence sur le score de 6-2, 7-6(1), décrochant ainsi leur première qualification en demi-finale dans la compétition depuis 2021.
Statement made 😤
USA march on through to the #BJKCup semi-finals for the first time since 2021 🇺🇸😤 pic.twitter.com/dArkCTtEUr
— Billie Jean King Cup (@BJKCup) September 18, 2025