Douze mois après avoir illuminé l’Ariake Coliseum (court central du tournoi de Tokyo) lors d’une finale de haute volée perdue face à Arthur Fils, Ugo Humbert a vécu l’exact opposé.
L’Alsacien a quitté le Japan Open (ATP 500) dès le premier tour, battu par l’Américain Jenson Brooksby en deux manches. Une désillusion d’autant plus marquante qu’elle symbolise une série noire : trois défaites de rang et un jeu en perte d’efficacité.
HUMBERT TOMBE D’ENTRÉE À TOKYO ❌🇫🇷
Finaliste la saison dernière, Ugo Humbert s’incline en deux sets contre Jenson Brooksby au premier tour du tournoi ATP 500 de Tokyo (7-6, 6-3) et concède sa troisième défaite consécutive.pic.twitter.com/cs2GVjsRv4
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) September 25, 2025
Brooksby plus solide dans les moments clés
Dans ce match, l’écart s’est joué sur des détails mais toujours au détriment du Français. Jenson Brooksby a remporté 83 % de ses points sur première balle, contre seulement 67 % pour Humbert, malgré un pourcentage de premières légèrement supérieur (66 % contre 59 %).
L’Américain a aussi converti 3 breaks sur 6 quand Humbert n’en transformait que 2 sur 5. Résultat : un score sec (7-6, 6-3) et un total de points dominé (74 à 63).
Au-delà des chiffres, c’est surtout dans les moments de tension, comme le tie-break du premier set, que Brooksby a imposé son jeu. Humbert a semblé hésitant, souvent sur la défensive, et incapable d’appuyer là où il faisait mal en 2024 et en ce début d’année.
Un passage à vide qui s’installe
Cette sortie prématurée au Japon confirme le petit malaise actuel d’Ugo Humbert. Depuis plusieurs semaines, ses statistiques clés reculent : moins d’efficacité au service, plus de points perdus sur sa première balle, et moins d’impact sur les retours agressifs.
C’est un contraste saisissant avec son parcours de l’an passé à Tokyo où il avait atteint la finale.
Pour sortir de cette spirale, le Français devra retrouver la confiance dans ses coups, retravailler ses points forts et peut-être alléger son calendrier pour engranger de nouveau de la réussite.
Car à ce niveau, tout est affaire de dynamique : quelques matchs gagnés peuvent suffire à relancer une saison.