Cette fois, Carlos Alcaraz a un peu plus transpiré que lors de ses précédentes sorties. L’Espagnol a lâché un set lundi contre Casper Ruud, avant de remporter mardi son premier titre à Tokyo contre Taylor Fritz (6-4, 6-4).
Depuis quelques mois, l’Espagnol est en pleine bourre et semble tout simplement inarrêtable. Finales et titres en pagaille, même Sinner n’a pas été capable de le stopper sur sa surface de prédilection en finale de l’US Open début septembre. Pourtant, en début de saison, rien ne laissait penser à un tel revirement de situation.
Remontons un peu en arrière dans le temps. Nous sommes en plein mois de mars et Carlos Alcaraz est en plein doute. Après une belle année 2024, à l’issue de laquelle l’Espagnol a glané deux nouveaux titres du Grand Chelem, le constat est clair : il n’est pas, ou plus, le meilleur joueur du monde.
Depuis un petit moment, c’est Jannik Sinner qui trône au-dessus des autres. L’Italien de 23 ans a largement dominé la saison 2024 avec, lui aussi, deux Majeurs de plus dans l’armoire, mais surtout une constance hallucinante dans tous les tournois, ce que ne parvient pas encore à faire l’Espagnol.
En décembre 2024, l’Italien boucle sa saison avec seulement six défaites pour 11 830 points, soit 3 900 points de plus que son dauphin Alexander Zverev. En comparaison, Carlos Alcaraz n’a terminé l’année qu’à la troisième place, avec seulement 7 000 points.
Alcaraz a touché le fond à Miami
Alors que la saison 2025 se profilait, le clan ibérique avait ciblé des aspects du jeu à améliorer pour aider le natif d’El Palmar à gagner en efficacité sur le court. Parmi eux : un changement de position au service, un focus sur le revers…
Malheureusement, ces ajustements ne lui ont pas permis de s’offrir l’Open d’Australie, défait dès les quarts de finale par Novak Djokovic. Un début d’année somme toute assez décevant, avec malgré tout un titre à Rotterdam.
De retour sur dur extérieur, Carlos Alcaraz ne peut rien contre Jack Draper en demi-finales du tournoi d’Indian Wells, avant de finalement toucher le fond à Miami. Contre David Goffin au premier tour du Masters 1000 de Miami, l’Espagnol est incapable de jouer et perd en trois sets.
“Je pensais être en forme mais maintenant, je suis un peu sans voix, avait alors admis le quadruple vainqueur de Majeurs. Émotionnellement, je me sens mal. C’était un tournoi où je tenais vraiment à bien faire. Perdre dès le premier match, c’est très douloureux.”
🚨 GOFFIN ÉLIMINE ALCARAZ D’ENTRÉE À MIAMI ❌
55e mondial à 34 ans, David Goffin décroche sa 8e victoire en carrière face au TOP 3 en battant Carlos Alcaraz pour atteindre le troisième tour à Miami. 🤯🇧🇪
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96 % de victoires depuis avril
Et c’est depuis cet instant-là que Carlos Alcaraz est devenu une véritable machine à gagner. Sur les 53 matchs qu’il a disputés depuis Monte-Carlo, l’Espagnol en a remporté 50. Il ne compte que deux petites défaites, en finale à Barcelone contre Holger Rune et contre Jannik Sinner à Wimbledon. Deux défaites, certes, mais deux en finale.
L’Espagnol a atteint toutes les finales des tournois qu’il a disputés depuis celle qu’il a remportée sur l’ocre monégasque. Neuf consécutives, une première depuis Rafael Nadal en 2017. En comparaison, Jannik Sinner n’en a disputé que huit consécutives entre Cincinnati 2024 et Roland-Garros 2025.
Malgré tout, Alcaraz devait encore corriger quelques détails dans son attitude sur le court, notamment sa capacité à rester concentré tout au long d’un match.
Après sa victoire contre Jannik Sinner à Rome (7-6, 6-1), l’Espagnol avait justement apprécié sa gestion de la rencontre : “Je n’ai jamais perdu ma concentration. C’est probablement l’un des meilleurs matchs que j’ai joués jusqu’à présent, surtout parce que j’ai maintenu mon niveau tout au long du match. Je suis très fier de cela.”
Mais cela s’est surtout concrétisé lors de l’US Open. Carlos Alcaraz a toujours semblé concerné, du premier match au dernier. Il n’a lâché qu’un petit set sur les deux semaines, et c’était en finale, contre le tenant du titre Jannik Sinner.
Chaque tournoi, chaque adversaire compte. À Tokyo, et alors qu’il s’était fait mal à la cheville, l’Espagnol est resté sur le court et a remporté son premier tour avant de se qualifier pour la finale quelques jours plus tard, sa dixième de l’année. Il a par ailleurs atteint les 67 victoires, son plus gros total en carrière, et pourrait, en cas de fin de saison satisfaisante, dépasser les 70 victoires.
Réussir à maintenir ce niveau jusqu’au bout
La prochaine grosse étape de cette fin de saison s’appelle le Masters 1000 de Paris. Alcaraz a effectivement annoncé, quelques heures après son sacre au Japon, son absence sur les courts de Shanghai à cause de sa blessure contractée au premier tour de l’ATP 500 de Tokyo face à Báez.
Les fins de saison ont toujours été délicates pour Alcaraz. À Shanghai, il n’a jamais dépassé les quarts. Même chose à Paris. Pourtant, la seule éclaircie de son début de saison était ce premier titre en indoor contre De Minaur à Rotterdam. Après ses progrès sur sa mise en jeu et sa confiance, rien ne dit qu’il ne pourra pas réaliser une bonne fin d’année.
Le programme de Carlos Alcaraz 🇪🇸 pour la fin de saison :
🇸🇦 Six Kings Slam (15-18 oct)
🇫🇷 Masters 1000 Paris (27 oct – 2 nov)
🇮🇹 ATP Finals (9-16 nov)
🇮🇹 Coupe Davis (18-23 nov)La bataille pour la place de n°1 mondial avec Jannik Sinner pourrait se finir au Masters. 👑 pic.twitter.com/XRsrpl2XWC
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) September 30, 2025
Jannik Sinner et Carlos Alcaraz trônent au sommet du tennis mondial, avec 5 000 points d’avance sur Alexander Zverev. Pourtant, moins de 600 points séparent les deux hommes. Actuellement n°2 mondial, l’Italien aura à cœur de récupérer la place de n°1, perdue à l’issue de l’US Open.
Le Masters pourrait bien sceller la lutte pour la première place mondiale. Le tournoi des maîtres n’a toutefois jamais souri à l’Espagnol qui, depuis 2023, n’a jamais fait mieux qu’une demi-finale. Malade en 2024, il n’avait même pas franchi le cap des phases de poules.