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Présent en conférence de presse avant son entrée en lice au Rolex Shanghai Masters 2025, Novak Djokovic a évoqué son attachement particulier à la Chine, ses batailles avec Sinner et Alcaraz, ainsi que le problème du calendrier ATP, qu’il juge trop chargé pour les joueurs.
Novak Djokovic en finale du Shanghai Rolex Masters 2024. (Credit: Sipa US/Alamy Live News) Novak Djokovic en finale du Shanghai Rolex Masters 2024. (Credit: Sipa US/Alamy Live News)
Novak Djokovic en finale du Shanghai Rolex Masters 2024. (Credit: Sipa US/Alamy Live News)

Vainqueur à quatre reprises à Shanghai et sacré pour la première fois en Chine en 2008, Novak Djokovic a partagé ses impressions sur ce tournoi et sur son succès dans ce pays avant d’y faire son retour.

Le Serbe a rappelé que la Chine occupe une place unique dans son parcours : « Depuis 2008 et mon premier titre majeur ici, je reçois un soutien incroyable. À Pékin comme à Shanghai, je me sens accueilli comme à la maison, probablement le pays où je ressens le plus d’amour après la Serbie. »

Sinner et Alcaraz, les grands défis de 2025

Interrogé sur ses duels avec Jannik Sinner et Carlos Alcaraz, le Serbe a reconnu que le format des matches pouvait peser : « Le physique est logiquement le plus grand facteur en trois sets par rapport à cinq. »

« Quand vous n’êtes pas à 100 % physiquement face à ces joueurs, vous êtes un demi-pas plus lent et cela affecte tout le jeu. Jouer en cinq sets contre eux en fin de tournoi est vraiment difficile pour moi », a-t-il expliqué.

Malgré cela, il souligne son niveau de constance : « J’ai atteint les demi-finales de chaque Grand Chelem cette année, ce qui parle du niveau et de la régularité. Mais en même temps, il y a une partie de moi qui veut toujours être le meilleur. »

Jannik Sanner joue avec Novak Djokovic en finale du Shanghai Rolex Masters 2024 à Shanghai. ()Credit: Sipa US/Alamy Live News
Jannik Sinner contre Novak Djokovic en finale du Shanghai Rolex Masters 2024. (Credit: Sipa US/Alamy Live News)

Le rôle de la famille et la motivation

Le n°5 mondial a également évoqué le soutien de ses enfants, en particulier de son fils passionné de tennis : « Mon fils suit tout, il voulait absolument venir en Chine », a souri Djokovic.

« Mes enfants et ma femme sont mes plus grands soutiens. Quand je les vois dans les tribunes, c’est encore plus inspirant. Quand je doute, ils me rappellent ce que j’ai accompli et pourquoi ils croient toujours que je peux le faire. Leur soutien est très important pour moi. »

Concernant son calendrier, Djokovic a confirmé sa participation au tournoi d’Athènes, laissant planer l’incertitude sur sa présence au Masters de Turin : « Turin est un tournoi où j’ai eu pas mal de succès ces dernières années. J’espère pouvoir y être, mais je ne fais plus de plans à long terme. Après Shanghai, je sais seulement que je jouerai à Athènes, et on verra si je participe au Masters ou pas. »

Une critique au sujet du calendrier ATP

Rebondissant sur les critiques récentes d’Alcaraz, Swiatek et Gauff, Djokovic a jugé le calendrier actuel trop dense : « J’étais contre l’extension des Masters 1000 à deux semaines. Cela enlève des jours de récupération et pèse sur la santé des joueurs. »

« C’est un sport individuel, donc il y a des choix à faire. Au final, on peut toujours faire des choix. Je vois certains joueurs dire qu’il y a des règles imposées, etc. Mais il y a des règles imposées pour les bonus. On peut donc passer à côté du bonus, mais c’est un choix qu’on est prêt à faire si on veut jouer moins. Mais il y a aussi des exhibitions auxquelles les joueurs s’inscrivent, donc c’est un peu contradictoire », a-t-il ajouté.

Il regrette le manque d’unité des joueurs : « Les joueurs ne sont pas assez unis. Ils se plaignent, puis repartent. Si quelque chose doit changer, il faut s’investir personnellement, comprendre comment le système fonctionne. J’en parle depuis plus de 15 ans. Aller dans les médias ne suffit pas, sinon rien ne changera. »

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