Interrogé sur la vitesse des courts cette semaine à Shanghai après sa victoire contre Valentin Royer, Alexander Zverev n’a pas caché son mécontentement.
Alors que les spectateurs se régalent des duels entre Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, certains joueurs estiment que cette homogénéisation va à l’encontre de l’essence du tennis, historiquement marqué par des adaptations différentes selon les surfaces.
Si la tendance n’est pas uniforme sur l’ensemble du circuit, elle s’observe nettement cette semaine à Shanghai : l’index de rapidité est passé de 42,4 en 2024 à 32,8 cette année, marquant une évolution claire vers des conditions beaucoup plus lentes.

« Je déteste quand les vitesses de court sont les mêmes partout », a lâché Zverev.
Les tournois sont accusés d’arranger volontairement les conditions en faveur d’Alcaraz et Sinner : « Je sais que les directeurs de tournois vont dans cette direction parce qu’évidemment ils veulent que Sinner et Alcaraz réussissent dans chaque tournoi… Nous avons toujours eu des surfaces différentes : on ne pouvait pas jouer le même tennis de la même manière sur gazon, dur et terre battue. Aujourd’hui, on peut jouer presque de la même façon sur chaque surface. »
Zverev calls out favouritism towards Alcaraz and Sinner:
« I hate when court speeds are the same. And I know that the tournament directors are going towards that direction because obviously they want Jannik and Carlos to do well every tournament. »pic.twitter.com/8qQ4StROwk
— Corvath Draemir (@Archaicmind3000) October 4, 2025
Federer sur la même ligne
Quelques jours plus tôt lors de la Laver Cup, Roger Federer avait lui aussi pointé du doigt cette tendance, estimant que les directeurs de tournois ralentissaient volontairement les conditions afin de garantir des finales prestigieuses.
« Je comprends les directeurs de tournois qui, suivant leurs instructions, essaient de rendre les courts plus lents », expliquait le Suisse.
« Cela profite à ceux qui doivent frapper des coups extraordinaires pour battre Sinner, parce que si le court est rapide, il peut suffire de deux ou trois coups bien placés pour gagner. Les directeurs de tournois pensent : ‘Je préfère avoir Sinner et Alcaraz en finale, vous voyez ?’ D’une certaine manière, ça marche pour le tennis. »