Battu d’entrée par Cameron Norrie au Rolex Paris Masters, Carlos Alcaraz, interrogé lors d’un entretien avec MARCA, assure ne pas avoir cherché à trop analyser cette contre-performance : « Je venais d’une très bonne série, mais on ne peut pas être parfait chaque jour. C’est le tennis. Ce jour-là, Norrie a très bien joué. Je n’en ai pas tiré grand-chose, je suis simplement retourné à l’entraînement. »
Le jeune Espagnol réfute toute comparaison avec sa défaite à Miami en mars dernier : « C’était différent. À Paris, j’étais déçu, mais pas abattu comme à Miami. »
S’il admet avoir été surpris par ses 54 fautes directes, Alcaraz relativise : « Quand tu viens de neuf finales d’affilée, un match comme ça peut arriver. Ce sont des choses du sport. »
« La place de n°1 et Turin vont de pair »
Pour le Murcien, les ATP Finals et la bataille pour la place de numéro un sont indissociables : « Ce sont deux grands objectifs. Gagner à Turin est quelque chose que j’aimerais accomplir un jour, et être n°1 mondial a été un objectif toute la saison. »
À propos de Jannik Sinner, son rival direct dans la course, Alcaraz reste élogieux : « Si Jannik termine premier, il l’aura mérité. Il a gagné à Vienne, à Paris, et s’il gagne ici, ce sera logique. Il réalise une fin de saison incroyable. Je vais tout faire pour l’en empêcher, mais si cela arrive, ce ne sera pas une déception. »
Une bataille relevée dans le groupe rouge
Placé dans le groupe de Novak Djokovic, Alex de Minaur et Taylor Fritz, Alcaraz s’attend à des duels intenses : « C’est un groupe dur. Ici, il n’y a que les huit meilleurs du monde, donc aucun match n’est facile. Les rencontres vont être spectaculaires, à jouer comme à regarder. »
Quant à une éventuelle demi-finale contre Sinner, il reste pragmatique : « Si je veux gagner, je dois battre les meilleurs, que ce soit en demi-finale ou en finale. »