Elena Rybakina est la nouvelle reine de la WTA. Qualifiée pour les WTA Finals dans les arrêts de jeu – la semaine précédant le dernier tournoi de l’année sur le circuit féminin – la Kazakhstanaise a réalisé la semaine parfaite à Riyad, victorieuse lors des cinq matchs qu’elle a disputés.
Dans une KSU Arena pleine à craquer, Rybakina est venue à bout d’Aryna Sabalenka (6-3, 7-6) au cours d’une splendide finale, où elle aura titillé la perfection. En face, la Biélorusse a également tutoyé les sommets sur de nombreux points mais s’est heurtée à une Rybakina irrésistible, qui a joué un ton au-dessus tout au long de la rencontre.
Après Wimbledon en 2022, Elena Rybakina remporte le deuxième plus grand trophée de sa carrière et termine son année 2025 en boulet de canon. Aryna Sabalenka devra encore attendre avant de conquérir les WTA Finals, elle qui disputait ce soir sa deuxième finale dans le tournoi après celle perdue en 2022 face à Caroline Garcia.
La n°1 mondiale aura donc connu la défaite lors de trois des quatre grandes finales jouées cette saison (avec l’Open d’Australie et Roland-Garros).
UN MOMENT D’HISTOIRE ⭐️
L’instant où Elena Rybakina décroche ses premiers WTA Finals à Riyad. 🏆
Invaincue, elle repart également avec le plus grand prize money de l’histoire sur le circuit officiel (hommes et femmes confondus) : 5,235,000 $. 💰pic.twitter.com/Jzz6jlwOW8
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) November 8, 2025
Rybakina flirte avec la perfection et laisse Sabalenka sans solutions
Il y a des soirs où toutes les solutions sont vaines et chaque échange un casse-tête permanent. Cette situation, Aryna Sabalenka l’a expérimentée ce samedi soir face à Elena Rybakina au crépuscule de la saison sur le circuit WTA.
La Kazakhstanaise, qui réalise une immense fin de saison ponctuée d’un titre à Ningbo et d’une qualification in extremis pour ces WTA Finals, a semblé touchée par la grâce. À vrai dire, tout lui a souri, et elle l’a vite compris. Face à cet état gracieux, Rybakina a lâché les chevaux comme rarement, prenant les commandes de la plupart des échanges avec une constante : l’agressivité.
Moins à l’aise en position de défense, elle a tout mis en œuvre pour s’y retrouver le moins souvent possible. Et comme l’adage le dit si bien, la meilleure défense, c’est l’attaque. Alors Rybakina a attaqué, sans discontinuer, réussissant pas moins de 36 coups gagnants, parfois avec un compas dans l’œil pour jouer avec les lignes, sinon, ce n’est pas drôle.
Elle a également confirmé son statut de meilleure serveuse du circuit en catapultant treize aces, portant son total à 516 sur l’année, ce qui lui a permis de se rapprocher des 517 coups de fusil de Karolina Pliskova qui détient les deux records dans le secteur (517 en 2015 et 530 en 2016).

Sabalenka manque de réalisme
Si Elena Rybakina a flirté avec la perfection, Aryna Sabalenka a également déroulé un tennis de très haut vol, acceptant le défi imposé par la n°6 mondiale.
Mais les matchs de ce niveau se jouent sur des détails et la n°1 mondiale, que l’on connait si froide et létale, a manqué de réalisme quand les maigres opportunités de se détacher se sont présentées à elle (aucun break converti sur cinq). Rybakina, elle, a saisi sa chance au milieu du premier set pour réaliser le break et faire la course en tête, 5-2, pour finalement s’imposer 6-3.
Dans la deuxième manche, l’air, déjà très rare au cours du premier acte, s’est encore dilué et les deux joueuses ont navigué jusqu’au tie-break sans concéder leurs mises en jeu.
La fin du set a tout de même été le théâtre de points cruciaux, d’abord à l’avantage de Rybakina, qui a manqué deux balles de break, qui lui auraient permis de servir pour le gain du match puis en faveur d’Aryna Sabalenka, qui dans la foulée, s’est procurée deux balles de set, avec la même réussite que son adversaire.
La décision s’est donc faite au tie-break, où Aryna Sabalenka a excellé tout au long de la saison (22 remportés sur 24 joués). Au pire des moments, la Biélorusse a traversé un trou noir et ce 25e tie-break de la saison a tourné au fiasco.
Aucun point marqué (7-0) et une nouvelle désillusion en finale du tournoi des reines, trois ans jour pour jour après sa défaite face à Caroline Garcia.
Une semaine saoudienne vertueuse à tous les étages
Cinq matchs, cinq victoires et une semaine à Riyad qui permettra à Elena Rybakina de figurer parmi les cinq meilleures joueuses du monde, lundi, pour la dernière actualisation de la saison du classement WTA.
La Kazakhstanaise empoche également 5,235 millions de dollars, soit le plus grand prize money de l’histoire du circuit officiel, hommes et femmes confondus.