Face à Auger-Aliassime, Alexander Zverev n’a jamais véritablement trouvé la clé. Battu en deux sets, l’Allemand ne s’est pas cherché d’excuses au moment d’analyser sa performance du jour.
« Felix a beaucoup évolué ces derniers mois. Mais honnêtement, c’est le pire match que j’ai joué depuis un mois – si l’on enlève celui contre Sinner à Paris où je n’étais pas en état. Je n’ai pas produit un bon tennis aujourd’hui », a-t-il déclaré.
« Une saison incroyablement insatisfaisante »
Interrogé sur son année 2025, terminée malgré tout à la 3e place mondiale, Zverev n’a pas masqué sa frustration : « Pour moi, c’est une saison incroyablement insatisfaisante. La saison est longue, il y a des hauts et des bas… mais pour moi, il n’y a pas eu beaucoup de hauts. L’Australian Open et Munich, c’est tout. Le reste, je suis très insatisfait. »
Zverev évoque également l’un des axes prioritaires de son futur travail : rester en bonne santé toute la saison, afin de pouvoir bâtir une progression plus stable : « Rester en forme, c’est ma priorité numéro un. Quand je suis en forme, je peux construire. Là, j’ai trop souvent joué en rattrapage. »
Avant de tourner la page 2025, il prendra du repos puis engagera une réflexion sur les ajustements nécessaires pour revenir au niveau qu’il vise.
« Ce n’est pas la vraie Coupe Davis, c’est une exhibition »
Interrogé ensuite sur le format actuel de la Coupe Davis, où il terminera sa saison, Alexander Zverev n’a une nouvelle fois pas caché son opposition nette à la formule en vigueur.
Très critique, l’Allemand estime que la compétition a perdu son essence : « La vraie Coupe Davis, c’est le format domicile/extérieur. Jouer contre une nation, chez elle, dans son ambiance… c’est ça la compétition. Ce qu’on joue aujourd’hui, pour moi, ce n’est pas la vraie Coupe Davis. C’est un tournoi d’exhibition qui porte le nom de Coupe Davis. »
Zverev explique qu’il participera malgré tout à l’édition à venir, mais uniquement en raison de la situation particulière de son équipe nationale : « Je joue parce que mes coéquipiers me l’ont demandé. Certains, comme Struff ou nos joueurs de double, n’auront peut-être plus beaucoup d’occasions. Je le fais pour eux. Mais pour moi, ça n’a rien à voir avec la vraie Coupe Davis. »