La saison 2026 n’a pas encore commencé que Carlos Alcaraz s’avance déjà avec une ambition monumentale.
À 22 ans, le numéro un mondial assume une vérité que d’autres préféreraient taire : Melbourne n’est pas seulement le premier tournoi majeur de l’année, c’est la pièce manquante d’un puzzle qui pourrait changer sa place dans l’histoire. S’il remporte l’Open d’Australie, Alcaraz deviendrait le plus jeune joueur de tous les temps à compléter tous les Grands Chelems.
Et cette fois, il ne tourne pas autour du pot. Lors d’une intervention télévisée cette semaine, le prodige espagnol a confirmé que Melbourne était bien plus qu’un objectif sportif : c’est sa priorité absolue.
Un objectif colossal… et assumé
« Gagner l’Open d’Australie est un très grand objectif pour moi, parce que je veux compléter le Grand Chelem », a déclaré Alcaraz chez Tennis Channel, avant d’ajouter un bémol : « Ce n’est jamais simple, surtout parce que le tournoi arrive au début de la saison, quand tu n’as pas encore de rythme. »
Le plus frappant chez Alcaraz n’est plus seulement sa puissance ou sa créativité balle en main, mais sa capacité à gérer la pression qui accompagne les géants de son sport. Depuis 2024, le Murcien coche toutes les cases et il est le catalyseur d’une rivalité avec Sinner, qui structure déjà l’ATP des années à venir.
Son absence volontaire à Shanghai après une alerte à la cheville a été perçue par certains comme un signe de fragilité ; mais dans l’entourage du joueur, on parle au contraire d’un Alcaraz devenu « stratège », capable de sacrifier l’immédiat pour viser le sommet.
La saison 2025 de Carlos Alcaraz 🇪🇸 : plus de titres que de défaites 😭
✅ 61 victoires
❌ 6 défaites
🏆 7 titres
🇳🇱 ATP 500 Rotterdam
🇲🇨 Masters 1000 Monte-Carlo
🇮🇹 Masters 1000 Rome
🇫🇷 Roland-Garros
🇬🇧 ATP 500 Queen’s
🇺🇸 Masters 1000 Cincinnati
🇺🇸 US Open
🥈 Wimbledon
👑 N°1 pic.twitter.com/fu09Jm7dYG— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) September 9, 2025
Melbourne, un défi physique autant que mental
Le paramètre qu’Alcaraz a lui-même évoqué, le manque de rythme, n’est pas anodin. L’Open d’Australie a une tradition : il expose très vite la vérité physique des joueurs.
Chaleur extrême, changements de rythme rapides, balles lourdes… Les premiers tours peuvent transformer n’importe quel favori en piège ambulant. Pour un joueur qui vise quatre titres majeurs, le danger est clair : le moindre faux pas et le rêve s’effondre dès la première quinzaine de l’année.