Serena Williams est probablement la plus grande joueuse de tennis de l’ère Open. Pourtant, tout n’a pas été simple pour la lauréate de 23 titres du Grand Chelem, victime durant des années de harcèlement et de critiques liées à son apparence physique.
Dans une interview accordée au magazine Porter, l’Américaine, aujourd’hui âgée de 44 ans, est revenue sur ces blessures, mais également sur sa récente transformation physique.
« C’était difficile car, au début de ma carrière, pendant les 15 premières années, mon corps était différent. J’avais une forte poitrine et des fesses volumineuses. Les athlètes féminines étaient très minces, très fines et belles, mais d’une autre manière. Et moi, en tant qu’athlète, je ne savais pas comment gérer ça » a-t-elle entamé.
Ce constat et ces différences physiques ont servi à certains harceleurs pour l’attaquer : « Les gens disaient qu’on était comme des hommes », ajoute-t-elle.
Un impact psychologique durable
L’ancienne numéro 1 mondiale est ensuite revenue sur les séquelles psychologiques, découlant des critiques : « Ça a un impact psychologique. Absolument. Pendant toute ta vie, tu penses que tu es trop grosse, puis tu regardes en arrière et tu réalises que j’étais juste en pleine forme. Oui, j’avais de gros muscles. Je ne ressemblais pas aux autres filles, mais on n’est pas toutes pareilles. »
Pour se protéger de ce contexte malsain et de la « négativité », Serena Williams a expliqué avoir pris une décision radicale après son premier Grand Chelem en 1999, à seulement 17 ans : « J’ai décidé d’arrêter de lire les articles sur moi pour me protéger. Je ne laisserai jamais personne me déstabiliser. »
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— Serena Williams (@serenawilliams) December 1, 2025
Un changement majeur
Cet été, Serena Williams est apparue affûtée avec 14 kilos de moins et la manière dont elle les a perdus a fait polémique. L’Américaine a révélé avoir pris du GLP-1, un médicament amaigrissant controversé dont elle a fait la promotion. Toutefois, elle souligne vivre avec enthousiasme ce changement : « Je me redécouvre », lance-t-elle.
Enfin, elle se réjouit de l’évolution des mentalités avec les joueuses actuelles comme Coco Gauff ou Naomi Osaka : « Aujourd’hui, plus personne n’appelle les femmes comme on m’appelait. On ne traite plus ces joueuses comme on nous traitait. »