Le conseil de prud’hommes de Paris a prononcé, ce lundi, la nullité du licenciement de l’ancien directeur technique national de la Fédération française de tennis (FFT), Nicolas Escudé, en poste entre 2021 et 2024. Le conseil de prud’hommes a également condamné la fédération à lui verser un total de 850 000 euros d’indemnités.
Cette dernière a réagi dans la foulée par le biais d’un communiqué publié par L’Équipe. La fédération explique avoir pris « acte de la décision rendue ce jour par le conseil de prud’hommes de Paris en sa formation paritaire. Cette décision, non assortie de l’exécution provisoire, lui apparaissant critiquable tant en fait qu’en droit, la Fédération a décidé d’en interjeter appel. La FFT demeure pleinement confiante dans l’issue de cette procédure et ne fera pas davantage de commentaire sur ce contentieux en cours », précise le communiqué.
Ce qui est reproché à la FFT
En 2023, Nicolas Escudé avait contesté la réorganisation de la direction technique nationale en deux pôles. Il s’était vu confier le parcours « vers le haut niveau », destiné aux jeunes âgés de 5 à 15 ans, tandis que Paul-Henri Mathieu et Ivan Ljubicic avaient la responsabilité d’un pôle « haut niveau » consacré aux joueurs de 16 à 21 ans. Cette décision avait conduit l’ex-17e mondial à être placé en arrêt maladie, avant son licenciement en 2024.
Ce lundi, le conseil de prud’hommes a tranché en faveur de l’ancien directeur technique national, condamnant notamment la fédération à verser 330 000 euros pour violation de l’engagement de l’emploi, 180 000 euros pour nullité du licenciement, 81 386,55 euros d’indemnités compensatrices de préavis, ainsi que 50 000 euros au titre du préjudice moral, social et familial.