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Rafael Nadal s’exprime avec recul sur sa vie après le circuit, son regard sur le tennis actuel, sa rivalité avec Roger Federer et Novak Djokovic ou encore les liens qu’il continue d’entretenir avec les joueurs de la nouvelle génération.
Rafael Nadal pose lors du photocall des AS Sports Awards à l’hôtel Palace, le 1er décembre 2025 à Madrid (Jose Oliva/Europa Press via Getty Images) Rafael Nadal pose lors du photocall des AS Sports Awards à l’hôtel Palace, le 1er décembre 2025 à Madrid (Jose Oliva/Europa Press via Getty Images)
Rafael Nadal pose lors du photocall des AS Sports Awards à l’hôtel Palace, le 1er décembre 2025 à Madrid (Jose Oliva/Europa Press via Getty Images)

Un peu plus d’un an après avoir annoncé la fin de sa carrière, Rafael Nadal s’est livré dans un entretien accordé à AS, en marge de la remise du Prix AS Leyenda 2025.

À 39 ans, l’Espagnol évoque sans nostalgie excessive sa nouvelle vie, loin du circuit, mais toujours connectée au tennis par touches choisies : « Je dirais que je vais bien. C’est un changement de vie, mais je ne l’ai pas ressenti de manière brutale. J’ai toujours pensé que je me sentirais bien après, dans mon quotidien, et que je trouverais mon équilibre personnel dans cette nouvelle étape. Et sincèrement, c’est le cas. »

« La carrière est terminée, elle est bien terminée. Évidemment, on est ici pour ce que j’ai été, mais je ne vis pas mon quotidien en pensant au tennis. À part des moments ponctuels, quand j’ai envie de regarder quelque chose ou à travers l’Académie, mais avec un regard totalement différent », a-t-il ajouté.

Libéré du carcan quotidien de l’entraînement, Nadal décrit une organisation désormais plus souple, tournée vers la famille et ses projets : « Je n’ai plus de routine fixe. Avant, tout était très structuré : se lever à telle heure, s’entraîner, faire du physique… Aujourd’hui, j’ai mes réunions, mes déplacements professionnels, et j’essaie surtout de garder les après-midis libres pour être avec ma famille. »

Le tennis, spectateur plutôt qu’acteur

S’il a repris la raquette à de rares occasions, Nadal insiste : il n’y a aucune ambiguïté : « Non, je ne me dis pas “si j’étais bien… je pourrais rejouer”. Parce que je n’allais déjà plus bien. La carrière est totalement fermée. J’ai tapé quelques balles avec des joueuses de l’Académie, comme Alina ou Alex, mais juste pour passer un bon moment, les aider, sans aucune attente. »

Devant un match, l’ancien n°1 mondial se dit apaisé : « Je regarde tranquillement. Il y a toujours un réflexe d’analyse, c’est normal, mais je le fais en tant que spectateur. Et quand je regarde, je profite. Même si, évidemment, on analyse toujours un peu. »

Alcaraz et Sinner, deux chemins différents

Interrogé sur le tennis actuel, Nadal compare sans hiérarchie les deux figures dominantes du moment : « Carlos est plus aléatoire, il prend plus de risques, il fait des coups plus spectaculaires. Il peut sembler plus dispersé, mais quand on regarde les résultats, ils disent exactement le contraire. Il a été incroyablement solide et régulier. Jannik est plus méthodique, avec un schéma de jeu très clair, qu’il enrichit peu à peu. C’est pour ça qu’il est si constant et qu’il perd très peu. Ce sont deux styles différents, très efficaces chacun à leur manière. »

La compétition, une adrénaline unique

Nadal ne cache pas que l’intensité du très haut niveau reste irremplaçable : « Cette adrénaline-là, on ne la retrouve nulle part ailleurs que dans le sport. Est-ce que je pourrais rejouer un jour, dans une exhibition, avec Federer par exemple ? Pourquoi pas. Mais ce ne sera jamais pareil. Et pour jouer, il faut être prêt. Aujourd’hui, je ne le suis pas. »

Concernant un éventuel rôle d’entraîneur ou de capitaine de Coupe Davis, l’Espagnol se montre prudent : « Être entraîneur, ça implique de voyager en permanence, et aujourd’hui ça ne correspond pas à ma vie. Capitaine de Coupe Davis, peut-être un jour… ou peut-être pas. Je viens de me retirer, c’est trop tôt pour réfléchir à ça. »

Federer, Djokovic : des plans assumés

Sur le plan tactique, Nadal accepte de lever le voile : « Avec Federer, le plan était clair : insister sur son revers avec une balle haute, puis changer de direction. Mentalement, c’était exigeant pour moi, mais efficace. Avec Djokovic, c’était différent. Sur dur, surtout à la fin, mon physique ne me permettait plus de tenir les échanges. En terre ou sur gazon, j’avais plus de solutions. Mais sur dur, c’était très compliqué. »

Aujourd’hui, Nadal se décrit comme un homme en phase d’exploration : « Je suis dans une période où je découvre ce que je veux être “plus tard”. Le monde des académies m’intéresse, celui de l’éducation aussi. J’essaie d’apprendre, de m’entourer de gens qui m’aident à évoluer. Le chemin se dessinera petit à petit. »

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