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Stefanos Tsitsipas : « Ma plus grande peur était de ne plus pouvoir finir un match »

Absent de la fin de saison 2025 en raison d’une douleur persistante au dos, Stefanos Tsitsipas entame l’année 2026 avec prudence mais espoir. Présent à la United Cup pour lancer sa saison, le Grec est revenu sur ces mois marqués par la douleur, la peur et des questionnements profonds sur la suite de sa carrière.
Stefanos Tsitsipas est prêt à démarrer sa saison 2026 (Paul Kane/Getty Images) Stefanos Tsitsipas est prêt à démarrer sa saison 2026 (Paul Kane/Getty Images)
Stefanos Tsitsipas est prêt à démarrer sa saison 2026 (Paul Kane/Getty Images)

Après l’US Open 2025, Stefanos Tsitsipas n’a disputé que trois matchs. La douleur au dos est devenue trop envahissante pour lui permettre de tenir physiquement sur la durée. Face aux médias à la United Cup, le Grec a d’abord expliqué le long processus de récupération engagé à l’automne.

« J’ai passé du temps à récupérer. Comme vous le savez, j’ai été absent des courts pendant longtemps. Lors des trois ou quatre derniers tournois de la saison, je pouvais à peine tenir physiquement. Il était donc important d’essayer de trouver quelque chose qui me permette de revenir en bonne santé », a-t-il déclaré.

Tsitsipas insiste sur la nécessité d’un travail méthodique, sans précipitation : « J’ai fait tout ce qui était nécessaire et j’ai suivi toutes les étapes indispensables pour me rééduquer et revenir à l’état dans lequel je me souvenais être auparavant. »

À l’approche de la nouvelle saison, le ressenti est nettement plus positif, même si la prudence reste de mise : « Jusqu’ici, le retour est très encourageant, surtout en sachant que j’ai pu faire toute ma préparation sans aucune douleur ni inconfort. J’espère vraiment que cela va continuer ainsi et que je pourrai le confirmer dès la United Cup, et surtout sur toute la saison 2026. »

La peur de ne plus pouvoir enchaîner

Si l’envie de rejouer est bien là, Tsitsipas avoue que ses inquiétudes ont été profondes ces derniers mois : « Ce qui m’excite le plus, c’est de voir comment le travail que j’ai fait ces dernières semaines va se traduire en match, notamment par rapport à mon dos. Ma plus grande préoccupation était de savoir si je pouvais réellement finir un match. »

Une pensée obsédante qui l’a accompagné pendant de longs mois : « C’est ce qui me traversait l’esprit depuis six à huit mois. Je pensais constamment : si je gagne un match, est-ce que je serai capable de revenir le lendemain et d’en jouer un autre sans douleur ? »

Le point de bascule intervient après sa défaite à l’US Open : « J’ai vraiment eu peur après ma défaite à l’US Open, parce que je ne pouvais littéralement plus marcher pendant deux jours. Quand ce genre de choses arrive, on commence à reconsidérer l’avenir de sa carrière. »

Des pensées lourdes sur l’avenir

Interrogé sur la possibilité d’une retraite prématurée, Tsitsipas ne nie pas avoir traversé des moments sombres : « Je ne sais pas exactement comment répondre à ça, mais quand on se voit constamment dans un état aussi mauvais, pas juste pendant une ou deux semaines, beaucoup de choses vous traversent l’esprit. »

Il évoque un mal-être qui s’installe dans la durée : « Il y a eu des phases durant l’année où je me demandais pourquoi je faisais ça, pourquoi je m’infligeais autant de douleur. La douleur n’est pas quelque chose d’agréable quand on est sportif, surtout quand elle revient sans cesse. »

Tsitsipas va jusqu’à poser une limite claire : « Pour moi, être heureux et vivre sans douleur est plus important que de continuer à souffrir dans le sport que j’aime. Je préférerais arrêter plutôt que de continuer à souffrir constamment. »

Continuer, tant que le corps le permet

Malgré tout, l’envie de poursuivre l’aventure reste intacte : « Je veux juste être heureux dans la façon dont je vis ma vie. Si un jour je ne suis plus capable de rivaliser, alors j’imagine qu’il faudra y mettre un terme. Je ne veux pas que cela arrive. J’espère pouvoir continuer encore dix ans. Ce serait un rêve. »

Conscient de ce que le tennis lui a apporté, Tsitsipas conclut avec lucidité : « Le tennis m’a tellement donné. C’est très difficile d’envisager d’y mettre fin. Mentalement, ça vous affecte énormément. »

À la United Cup, Stefanos Tsitsipas n’est pas seulement en quête de victoires. Il cherche également des réponses, des sensations, et la confirmation que son corps lui permettra encore d’avancer — sans douleur.

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