Il a fallu une question simple pour faire tomber la phrase que tout le monde attendait, sans vraiment vouloir l’entendre : “2026 sera ma dernière année.” À 40 ans, Stan Wawrinka n’arrive pas à la United Cup pour faire de la figuration ou jouer la nostalgie à temps plein. Il arrive pour jouer et pour fermer le cercle à sa manière : en compétition, pas en silence.
“Un an, c’est long” : Wawrinka refuse le mode nostalgie
Wawrinka n’a pas transformé sa décision en scène. Il a plutôt insisté sur un point, presque comme un garde-fou : une saison, c’est long. Et il n’est pas venu “faire des tours d’honneur”. Son discours est resté fidèle à ce qu’il a toujours été : sobre, terriblement concret.
Oui, il sait que l’émotion va s’inviter. Oui, il s’attend à des tournois plus chargés symboliquement que d’autres. Mais il a martelé une idée : il veut profiter et performer, tenir les deux bouts du fil. “Je suis en paix avec cette décision”, a-t-il expliqué, comme si cette paix était justement ce qui lui permettrait de jouer libéré, sans le poison du regret.
🚨 OFFICIEL ! STAN WAWRINKA 🇨🇭 (40 ANS) ANNONCE QU’IL PRENDRA SA RETRAITE EN 2026. 🥲👋 pic.twitter.com/RoqUdrKWWE
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) December 19, 2025
Son vrai combat : finir debout
À 40 ans, la question n’est plus seulement “le niveau”. C’est le corps. Wawrinka a été clair : vieillir sur le circuit, c’est vivre avec une probabilité d’incident qui grimpe chaque mois. Il a déjà payé “assez de blessures ces dernières années”, a-t-il rappelé, et l’objectif est simple, presque brut : ne pas terminer sur une nouvelle fracture.
Il a même comparé cela, à sa manière, à ce qui a manqué à Roger Federer : une vraie dernière année pleine, sans l’arrêt imposé. Stan ne veut pas qu’on lui retire cette sortie-là. Il veut choisir. Et surtout, finir “sur une bonne note”, en jouant.
Le secret de la longévité : pas de magie, juste des choix
On lui a demandé s’il existait une recette. Sa réponse a claqué comme une évidence : “Il n’y a pas de secret.” Pas d’élixir, pas de formule. En revanche, il a détaillé ce qui, dans sa tête, ressemble à une philosophie de carrière : jouer sur le long terme.
Ne pas surcharger quand il était plus jeune. Accepter de sacrifier certains tournois. Construire une trajectoire plutôt qu’empiler des semaines. Et, surtout, ce qu’il a nommé l’axe central : la discipline et le sacrifice. Pas très glamour. Mais c’est exactement ce qu’il vend : l’idée qu’on ne dure pas par hasard.
Une Suisse portée par Bencic… et par le symbole Wawrinka
Wawrinka a aussi glissé un détail qui donne des précisions sur le fonctionnement réel de cette équipe : il a remercié Bencic “d’avoir qualifié” la Suisse. Ce n’est pas une phrase de politesse. C’est une manière de rappeler que la United Cup, malgré sa vitrine “mixte”, est une addition de réalités : les points, les classements, les dynamiques individuelles.
Bencic arrive avec une saison 2025 solide et un discours mature, transformé par la maternité : elle dit vivre le tennis “plus comme un travail”, et surtout le compartimenter. Son tennis, elle le veut encore plus haut. Mais l’équipe, elle, a un objectif immédiat : sortir enfin des groupes, ce que la Suisse n’a jamais fait ici. Et le hasard du tirage remet sur la route des adversaires déjà croisés : France et Italie. “Revanche”, a dit Bencic.