Daniil Medvedev n’a jamais été du genre à emballer la réalité avec du papier cadeau. À Brisbane, en marge de l’ATP 250 qui lance sa saison 2026, le Russe a livré une lecture froide de l’état du circuit : Carlos Alcaraz et Jannik Sinner ne dominent pas seulement, ils étouffent.
📸 Bataille amicale pour la place de n°1 mondial entre Jannik Sinner et Carlos Alcaraz à Turin. ⚔️🇮🇹🇪🇸 pic.twitter.com/FmFVP58Ht3
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) November 7, 2025
Et ce qui frappe dans ses mots, ce n’est pas la plainte. C’est la résignation lucide d’un joueur qui sait exactement ce que coûte un duel contre eux, parce qu’il en a gagné, mais surtout parce qu’il en a perdu… souvent. Medvedev arrive pourtant avec une dynamique qu’il veut prolonger, après des “signaux” plus encourageants en fin de saison 2025.
« J’ai amélioré mon niveau dans la dernière partie de l’année passée et je pense que c’est important d’avoir gardé l’équipe avec laquelle j’ai commencé il y a quelques mois », explique-t-il. « Ils sont en phase avec mon style, et ils cherchent à apporter des détails pour faire de moi un meilleur joueur. On a beaucoup travaillé la volée et le service pendant cette pré-saison. »
Pourquoi c’est (presque) injouable
Medvedev n’essaie pas de trouver une excuse tactique ou une formule vague. Il liste ce qui fait la différence et pourquoi la marche ressemble à un mur.
« Ils sont meilleurs que les autres », dit-il, avant d’aligner les évidences qui font mal : « Leur puissance de balle est supérieure, ils se déplacent avec la même intensité (voire autant que les meilleurs), ils servent très bien… »
Le cœur de son propos tient dans une phrase qui sonne comme un diagnostic d’époque : « S’ils répètent la constance qu’ils ont montrée l’an dernier, ce sera presque impossible que quelqu’un arrive à leur niveau. »

La stratégie Medvedev : multiplier les chances, pas fantasmer l’exploit
Medvedev ne ferme pas la porte à l’idée de les battre. Il change simplement l’angle : ce n’est pas une question de “trouver la clé” une fois, c’est une question de volume, d’opportunités et de répétition :
« L’important, c’est de se mesurer à eux le plus souvent possible. Si tu les affrontes dix fois, tu peux en gagner une. »
C’est une manière de reprendre le contrôle : accepter l’écart, mais refuser la fatalité. Brisbane est peut-être un ATP 250, mais pour Medvedev, c’est déjà un laboratoire pour reconstruire ses automatismes, et se remettre en position d’affronter les deux patrons du moment au moment où ça compte vraiment.