Contrairement à une majorité de joueuses qui ont choisi de lever le pied après une saison longue et éprouvante, Aryna Sabalenka a opté pour une préparation active. Des exhibitions à Atlanta et New York, puis un match très médiatisé face à Nick Kyrgios à Dubaï, ont jalonné son intersaison. Un choix pleinement assumé par la n°1 mondiale.
« J’ai eu une très bonne intersaison, j’étais vraiment reposée et prête. J’ai joué des exhibitions supplémentaires, mais je pense qu’elles avaient toutes du sens : de bons matches pour tester certaines choses sur lesquelles j’avais travaillé pendant la préparation », a-t-elle expliqué.
Si cette accumulation de rencontres a pu laisser des traces sur le moment, Sabalenka assure avoir su gérer la récupération : « Je me suis sentie épuisée après Atlanta et New York, mais j’ai eu un ou deux jours de repos, donc je me suis sentie remise. J’ai eu une très bonne préparation. Puis il y a eu ce match très intense contre Nick, qui faisait aussi partie de ma préparation. À la fin de la pré-saison, je me sentais forte et prête. »
Des ajustements tactiques visibles dès Brisbane
Sacrée à Brisbane pour lancer sa saison 2026, Sabalenka y a affiché un visage légèrement différent, mêlant toujours sa puissance brute à davantage de variations, notamment vers l’avant du court.
Une évolution pensée pour durer sur les courts de Melbourne Park, où elle tentera de décrocher un troisième titre après avoir échoué en finale l’an passé face à Madison Keys.
La Biélorusse refuse toutefois d’en faire une obsession : « Cette finale a été difficile. Elle a joué de manière incroyable. Il m’a fallu un peu de temps pour m’en remettre. J’ai travaillé sur mes erreurs dans les matches qui ont suivi. En arrivant à cet Open d’Australie, je ne me concentre pas vraiment sur ce résultat-là. Mais bien sûr, j’aimerais faire un peu mieux que l’an dernier. »
Une course au titre loin d’un simple duel Sabalenka-Swiatek
Interrogée sur la rivalité attendue avec Iga Swiatek, Aryna Sabalenka a tenu à élargir le cadre.
Pour elle, le tableau féminin regorge de prétendantes crédibles au titre : « Ce n’est pas seulement une histoire entre moi et Iga. Il y a Coco Gauff, Elena Rybakina, Jessica Pegula. Je ne veux oublier personne. Honnêtement, ce n’est pas seulement elle et moi. »
Consciente de la densité du circuit, la n°1 mondiale se projette sur une saison où les confrontations de haut niveau devraient se multiplier : « C’est fou de penser que nous n’avons joué qu’une seule fois l’an dernier. Nous n’avons pas encore joué cette année. J’espère que nous allons nous affronter plus souvent cette saison. Il y a tellement de grandes joueuses avec qui j’ai de belles rivalités. »
L’équilibre mental comme clé de la constance
Présente au moins en quarts de finale de chaque tournoi du Grand Chelem qu’elle a disputé depuis 2022, Sabalenka attribue cette régularité à un meilleur équilibre entre exigence et déconnexion.
« Ce qui fonctionne bien pour moi, c’est l’équilibre. Les jours de match, je suis totalement concentrée, totalement préparée. Mais les jours sans match, je m’entraîne, puis je vais dîner ou me promener pour me déconnecter un peu du tennis, afin de me sentir fraîche et prête le lendemain. »
La double championne de l’Open d’Australie débutera sa campagne 2026 face à la jeune Française, Sarah Rakotomanga.
🚨 PREMIER TOUR – OPEN D’AUSTRALIE 2026 🇦🇺
SABALENKA ⚡️ RAKOTOMANGA 🇫🇷
La Française de 20 ans affrontera la n°1 mondiale pour son premier Grand Chelem australien. 🤯 pic.twitter.com/x7mp6qxGAB
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) January 15, 2026