Jannik Sinner avant l’Open d’Australie : « L’an dernier, je ne savais pas ce qui allait m’arriver »

Tenant du titre à Melbourne, Jannik Sinner aborde l’Open d’Australie 2026 dans un état d’esprit très différent de celui qui l’accompagnait un an plus tôt. Libéré de toute incertitude extra-sportive, l’Italien est revenu en conférence de presse sur cette période, marquée par une suspension pour dopage, qu’il estime aujourd’hui fondatrice dans son évolution personnelle.
Jannik Sinner s'est confié en conférence de presse avant le début de l'Open d'Australie 2026 (Graham Denholm/Getty Images) Jannik Sinner s'est confié en conférence de presse avant le début de l'Open d'Australie 2026 (Graham Denholm/Getty Images)
Jannik Sinner s'est confié en conférence de presse avant le début de l'Open d'Australie 2026 (Graham Denholm/Getty Images)

À 24 ans, Jannik Sinner s’avance comme le grand favori du tournoi, avec l’ambition d’entrer un peu plus dans l’histoire en décrochant un troisième titre consécutif à Melbourne, performance réalisée une seule fois dans l’ère Open par Novak Djokovic.

Cette fois, aucun dossier en suspens, aucune incertitude judiciaire en toile de fond. Une situation radicalement différente de celle vécue début 2025, lorsque l’Italien disputait l’Open d’Australie sous la menace d’une éventuelle sanction liée à un contrôle positif au clostebol.

« L’an dernier, la situation était clairement beaucoup plus difficile », a reconnu Sinner. « À ce moment-là, je ne savais pas exactement ce qui allait se passer. J’essayais quand même de profiter de chaque fois que j’entrais sur le court, mais tu l’as toujours dans un coin de la tête. »

Une épreuve lourde à porter

Au-delà de l’impact sportif, Sinner a insisté sur la dimension humaine de cette période, évoquant les difficultés traversées par son entourage.

« C’était difficile pour moi, mais aussi pour ma famille », a-t-il confié. « J’ai essayé de rester avec les personnes que j’aime vraiment. Parfois ça a très bien fonctionné, parfois ça a été un peu décevant aussi. »

Malgré ce contexte pesant, l’Italien était parvenu à conserver son titre à Melbourne avant d’être ensuite suspendu trois mois par les autorités antidopage.

« Cela m’a rendu plus fort comme personne »

Avec le recul, Sinner estime que cette épreuve a profondément modifié sa manière d’aborder le tennis et la vie de joueur professionnel.

« Tout arrive pour une raison », a-t-il expliqué. « Cela m’a rendu plus fort comme personne, au-delà du joueur. La personne que je suis devenue est beaucoup plus mature, parce qu’elle se rend compte plus vite quand les choses ne vont pas dans la bonne direction. »

Désormais, le quadruple vainqueur en Grand Chelem dit vivre son sport avec davantage de sérénité.

« Tout ce qui arrive sur le court, au niveau des résultats, c’est un bonus », a-t-il poursuivi. « Aujourd’hui, je vis le sport d’une manière très différente : plus détendue, mais en donnant tout ce que j’ai. Il s’agit de trouver le bon équilibre. Je suis très heureux. »

Des ajustements techniques, pas ciblés sur Alcaraz

Interrogé sur son travail effectué durant une longue pré-saison, Sinner a détaillé les axes d’amélioration explorés, notamment au service et dans le jeu de transition vers le filet.

« Nous avons beaucoup travaillé sur le jeu de transition vers l’avant et changé quelques petites choses au service, mais ce ne sont que des détails », a-t-il expliqué. « Quand tu es à un niveau aussi élevé, ce sont les petits détails qui font la différence. »

L’Italien a également tenu à préciser que ces ajustements ne visaient pas spécifiquement Carlos Alcaraz, son grand rival.

« Il ne s’agit pas de battre un joueur en particulier », a-t-il insisté. « L’objectif est de se sentir à l’aise dans toutes les situations. C’est sur cela que nous nous sommes concentrés pendant l’intersaison. »

Darren Cahill, un pilier toujours présent

Enfin, Sinner a souligné l’importance de Darren Cahill, dont 2026 pourrait être la dernière saison au sein de son équipe.

« Il est extrêmement important pour nous tous. Il me connaît non seulement comme joueur, mais aussi comme personne, d’une manière différente. Il a tout sous contrôle. C’est un peu le père de tout le monde », a-t-il souri.

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