Dans un Open d’Australie 2026 dominé par la rivalité entre Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, Félix Auger-Aliassime faisait partie de ces noms capables de surgir dans l’ombre. Numéro 8 mondial, le Canadien arrivait à Melbourne avec l’espoir de confirmer un bon finish de saison et de se repositionner parmi les hommes forts du circuit.
Mais à Melbourne, le scénario a rapidement dérapé.
Opposé à Nuno Borges au premier tour, Auger-Aliassime démarre pourtant bien. Il empoche le premier set, semble en contrôle, avant que son corps ne l’abandonne brutalement. Dès le début du troisième set, les crampes apparaissent. Le niveau chute. La compétitivité disparaît. Et l’abandon devient inévitable.
🚨 AUGER-ALIASSIME ABANDONNE 🚨
Mené deux sets à un par Nuno Borges (3-6, 6-4, 6-4), le n°8 mondial Félix Auger-Aliassime ABANDONNE pour une blessure à la jambe. 🤕
Premier TOP 10 éliminé dans cet Open d’Australie. ❌ pic.twitter.com/H4fBVNrz5z
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) January 19, 2026
« Je ne trouve pas la raison pour laquelle ça m’arrive »
En conférence de presse, le Canadien ne fuit pas. Il assume, mais surtout il doute.
« Je vais bien, mais j’ai commencé à avoir des crampes au début du troisième set. À ce niveau, c’était devenu très difficile d’être compétitif », explique-t-il, lucide sur l’impossibilité de continuer dans ces conditions.
Ce qui l’inquiète le plus, ce n’est pas l’abandon en lui-même, mais son caractère inattendu.
« Je n’ai pas encore toutes les réponses. J’essaie d’être très professionnel dans tout ce que je fais, de bien me préparer. J’aime ce sport, j’aime jouer, donc je fais tout pour être prêt. Mais honnêtement, même en étant sincère avec moi-même, je ne trouve pas la raison pour laquelle ça arrive. Avant, ça ne m’arrivait pas. »
Une phrase lourde de sens, tant elle révèle une perte de repères.
Des crampes trop précoces pour être anodines
Auger-Aliassime insiste : ce type de problème ne fait pas partie de son historique.
« Ça ne m’est jamais arrivé, surtout aussi tôt dans un tournoi, aussi tôt dans un match », confie-t-il. « Si ça s’était produit plus tard, dans un match très long, on pourrait comprendre. Mais là… »

Le Canadien raconte ce moment où l’alerte se transforme en certitude : « Tu te dis d’abord que c’est peut-être un mauvais mouvement, un saut mal négocié. Puis tu dois accélérer, te déplacer latéralement, et chaque fois que la crampe arrive, tu sais ce que ça veut dire. »
Il connaît la suite. Il sait qu’il n’est « pas sur la bonne trajectoire ».
Une préparation sérieuse, mais des réponses à trouver
Auger-Aliassime balaie toute idée de négligence.
« On a été très prudents dans la préparation, dans le temps passé sur le court. Je passais trois à quatre heures par jour à m’entraîner, parfois en levant un peu le pied pour ne pas me cramer. En équipe, on a fait les choses de la manière la plus précise possible. »
Pas question de chercher un coupable : « Ce n’est pas le moment de pointer du doigt. C’est le moment de se rassembler et de trouver des solutions. »
Le message est clair : le problème est identifié, mais pas encore expliqué.
Un tableau qui s’ouvre brutalement
Sportivement, l’abandon d’Auger-Aliassime redistribue les cartes dans cette partie du tableau. Nuno Borges profite immédiatement de l’ouverture et accède au deuxième tour, où il affrontera Jordan Thompson dans un duel très ouvert.
Plus loin, des joueurs comme Daniil Medvedev ou Alexander Zverev peuvent également voir cette élimination précoce comme une opportunité, Auger-Aliassime étant un adversaire potentiel redouté dans la course aux huitièmes et aux quarts de finale.