L’Open d’Australie 2026 s’est arrêté au deuxième tour pour Emma Raducanu, dominée par Anastasia Potapova. Mais loin de l’image d’une joueuse abattue, la Britannique a livré un discours apaisé et réfléchi en conférence de presse, à la hauteur du chemin parcouru ces dernières semaines.
« Je ne veux pas me juger trop durement », explique-t-elle. « Je dois partir la tête haute pour les matchs que j’ai joués ici. Au départ, je ne savais même pas si j’allais pouvoir venir en Australie. »
Poised under pressure 😎
Anastasia Potapova defeats No. 28 seed Emma Raducanu 7–6(3), 6–2 , booking her spot in Round 3 🤗#AO26 pic.twitter.com/Xo7ieUS8Kt
— wta (@WTA) January 21, 2026
Une préparation incertaine, un contexte particulier
Raducanu rappelle d’emblée le contexte de son tournoi. Arrivée en Australie avec de sérieux doutes sur son état physique, elle a dû composer avec des conditions changeantes, notamment les horaires.
« Jouer de nuit puis en journée, ce sont des conditions complètement différentes », souligne-t-elle. « Ça faisait longtemps que je n’avais pas joué sous cette chaleur-là, et aujourd’hui je ne l’ai pas très bien géré. »
Un facteur qui a pesé dans sa performance, sans pour autant masquer l’essentiel : sa capacité à se battre malgré tout.
Accepter l’imperfection, continuer à lutter
Sur le court, Raducanu a refusé de se réfugier derrière des considérations techniques.
« Pendant le match, je n’essaie pas d’analyser un coup en particulier. Peu importe comment tu te sens, tu dois te battre avec ce que tu as, que ce soit bon ou mauvais. »
Elle reconnaît néanmoins que certaines frappes deviennent plus délicates à gérer dans des conditions extrêmes, notamment avec la chaleur du jour.
Le poids et l’héritage de l’US Open
Inévitablement, la question de son sacre à l’US Open revient. Raducanu en parle sans détour.
« Quand tu réalises quelque chose comme ça, tu reviens forcément à un niveau plus bas ensuite. C’était trop haut pour continuer sans transition. »

Gagner un Grand Chelem à 18 ans en sortant des qualifications, alors qu’elle était classée au-delà de la 300e place mondiale, a façonné la suite de sa carrière.
« J’ai appris énormément depuis. Peu à peu, je découvre ce qui fonctionne pour moi. En Grand Chelem, je pense que je fais mieux les choses. »
Un pied encore fragile, mais des progrès réels
La Britannique a également donné des nouvelles de son pied, toujours sous surveillance.
« Je le gère au jour le jour. Je ne suis pas à 100 %, mais je l’accepte. Maintenant que le tournoi est terminé, on va tout réévaluer et voir si je dois lever le pied un peu. »
Physiquement, le bilan reste encourageant. « J’ai joué cinq matchs ici. Vu comment je me sentais en fin d’année dernière, c’est vraiment positif. »
Emma Raducanu quitte Melbourne sans résultat marquant, mais avec quelque chose de peut-être plus précieux : une base sur laquelle construire.