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Parmi les joueurs engagés pour le troisième tour de l’Open d’Australie, on compte deux joueurs de 38 ans et un de 40. Novak Djokovic reste l’un des meilleurs du circuit, tandis que ses compères d’antan, Stan Wawrinka et Marin Cilic, semblent, eux, renaître sous le soleil de Melbourne.
Marin Cilic, Novak Djokovic et Stan Wawrinka à l'Open d'Australie 2026. (Getty Images) Marin Cilic, Novak Djokovic et Stan Wawrinka à l'Open d'Australie 2026. (Getty Images)
Marin Cilic, Novak Djokovic et Stan Wawrinka à l'Open d'Australie 2026. (Getty Images)

Is 40 the new 30 ? À l’Open d’Australie, des grands noms des années 2010 performent encore très bien, à l’image de Stan Wawrinka (40 ans) qui, pour sa dernière année sur le circuit, s’est qualifié pour le troisième tour, ou encore de Marin Cilic (37 ans), tombeur de Denis Shapovalov (23e mondial) en trois sets dès le deuxième tour.

Sans même parler de Novak Djokovic, qui s’est baladé lors de ses trois premiers tours et qui, à 38 ans, apparaît comme le joueur le plus proche de décrocher un Grand Chelem si l’on écarte les deux ogres que sont Carlos Alcaraz et Jannik Sinner.

Le Suisse, lauréat de trois titres du Grand Chelem, avait d’ailleurs salué la performance de son ancien rival croate après sa victoire contre Shapovalov : « C’est super de voir Cilic revenir à un bon niveau. Novak est dans une autre dimension, on ne se compare pas à lui, mais c’est toujours incroyable de voir comment il pousse tout le monde. »

Il est certain que le Serbe constitue une source d’inspiration pour ces vieux briscards. À bientôt 39 ans, il reste un candidat crédible en Grand Chelem et affiche encore une condition physique digne d’un joueur en pleine vingtaine. « Avec Novak, on le voit bien : il prend soin de son corps de manière exemplaire », a commenté Cilic, qualifié pour le troisième tour à Melbourne pour la première fois depuis 2022. « Il se comprend, il sait exactement ce dont il a besoin, et cela lui apporte un énorme bénéfice pour pouvoir encore jouer et accomplir ce qu’il fait à cet âge. »

Le vainqueur de l’US Open 2014 est également revenu sur le parcours de Wawrinka, bientôt 41 ans, qualifié pour le troisième tour après un combat de 4h33 contre Arthur Géa, de 19 ans son cadet : « Nous nous suivons évidemment tout au long de l’année et, quand on se croise, c’est toujours agréable de le voir très bien s’en sortir et continuer à aller de l’avant. »

Le professionnalisme d’une génération

Le Croate poussera-t-il jusqu’à 40 ans, comme Wawrinka ou Gaël Monfils (qui fêtera ses 40 ans en septembre) ? Lui assure en tout cas n’en avoir « aucune idée », mais explique en revanche que pour maintenir un tel niveau à cet âge, il « faut être extrêmement professionnel dès le plus jeune âge, dès 15, 16, 17 ans, et prendre soin de son corps. Et c’est vraiment ce que j’ai fait tout au long de ma carrière ».

Il ajoute par ailleurs avoir « toujours été très professionnel, très discipliné, respectueux du jeu et de mon corps », et avoir veillé à « bien s’entourer, bien planifier son calendrier », des éléments essentiels selon lui. « Je pense que tout cela m’a permis de vivre ces quelques années en or. »

En réalité, ils ne sont pas les seuls à briller après 35 ans. On l’a évoqué, Gaël Monfils fêtera ses 40 ans en septembre et, même s’il est moins en vue cette saison – et depuis quelques mois, si l’on est tout à fait honnête – il reste capable de se déplacer aussi bien que la majorité des joueurs du circuit. Pêle-mêle, on peut également citer Adrian Mannarino et Roberto Bautista Agut, qui auront 38 ans en 2026 et sont toujours solidement installés dans le top 100.

Les qualifications de Stan Wawrinka et Marin Cilic illustrent surtout à quel point cette génération était spéciale. Sur le court de la Kia Arena, en pleine bataille contre Arthur Géa, le Suisse s’est appuyé sur un public acquis à sa cause, pour son chouchou, vainqueur ici même en 2014. Par peur de lui dire au revoir, sans doute. Et peut-être que, même eux, au fond des tripes, ont peur. Peur de devoir ranger définitivement cette raquette qui les accompagne depuis si longtemps. Alors on essaie de faire durer le plaisir. Et ça marche.

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