Jannik Sinner après un combat sous tension : « Aujourd’hui, j’ai survécu »

Qualifié pour les huitièmes de finale de l’Open d’Australie après un match long et perturbé par la chaleur, Jannik Sinner s’est présenté en conférence de presse pour évoquer ses difficultés physiques, l’impact des interruptions et son état d’esprit avant d’aborder la deuxième semaine du tournoi.
Jannik Sinner s'est imposé dans la douleur au troisième tour de l'Open d'Australie (Hannah Peters/Getty Images) Jannik Sinner s'est imposé dans la douleur au troisième tour de l'Open d'Australie (Hannah Peters/Getty Images)
Jannik Sinner s'est imposé dans la douleur au troisième tour de l'Open d'Australie (Hannah Peters/Getty Images)

Interrogé sur les conditions de jeu après sa victoire difficile contre Eliot Spizzirri, Jannik Sinner n’a pas cherché à minimiser les difficultés rencontrées sur la Rod Laver Arena. La chaleur, puis les interruptions liées au protocole climatique, ont largement influencé le déroulement de la rencontre.

« Il faisait très chaud aujourd’hui. J’ai commencé à avoir un peu de crampes dans le troisième set. Ensuite, avec le temps, ça s’est calmé. Je connais un peu mieux mon corps maintenant, avec l’expérience, et j’essaie de gérer certaines situations différemment », a-t-il déclaré.

L’Italien reconnaît également le rôle joué par la fermeture du toit, intervenue alors qu’il était en difficulté : « J’ai été chanceux aujourd’hui avec le protocole chaleur. Quand ils ferment le toit, ça prend un peu de temps. J’ai essayé de me relâcher, de faire baisser un peu la tension, et ça m’a aidé. J’ai aussi changé légèrement ma façon de jouer certains points, et ça a clairement fait la différence. »

Les crampes, un sujet toujours présent

Déjà confronté à ce type de problème par le passé, Sinner a été interrogé sur les moyens mis en place pour anticiper ces situations, notamment pendant l’intersaison.

« On va à Dubaï deux années de suite pour une raison, notamment pour les conditions climatiques. Cette année, il faisait moins chaud que l’an dernier. Mais parfois, il n’y a pas d’explication claire. Cette nuit, par exemple, je n’ai pas très bien dormi, la qualité du sommeil n’était pas idéale. Peut-être que ça a joué, peut-être pas », a-t-il avoué.

Le n°2 mondial insiste sur le travail quotidien effectué en amont : « J’essaie d’être dans la meilleure forme possible chaque jour, avec la récupération, tout ce qui va avec. Ça peut arriver. Je connais mieux mon corps maintenant et j’espère que ce genre de choses va progressivement disparaître, comme ça a été le cas aujourd’hui. »

Il fait d’ailleurs référence à des expériences passées où il n’avait pas trouvé de solution : « Avec l’expérience que j’ai eue, et aussi par rapport à ce qui s’est passé ailleurs, comme à Shanghai où je n’avais vu aucune issue, aujourd’hui j’ai essayé de gérer ça de manière très différente. »

« Parfois, tu dois essayer de survivre »

Dans une formule qui résume bien son ressenti, Sinner a livré une analyse très directe de sa performance : « Deux semaines, c’est long. Beaucoup de choses peuvent arriver. La première semaine, tu ne gagnes pas le tournoi, tu peux seulement le perdre. Parfois, tu dois essayer de survivre. Aujourd’hui, j’ai survécu. »

Conscient de ses limites physiques quand les conditions deviennent difficiles, l’Italien regarde la suite avec prudence : « J’essaierai d’élever un peu mon niveau si je peux. Si ce n’est pas le cas, la seule solution, c’est de redonner tout ce que j’ai, comme aujourd’hui. Si ça suffit, tant mieux. Mais si ça ne suffit pas, j’aurai tout donné et je partirai sans regrets. »

En huitièmes de finale, Jannik Sinner affrontera son compatriote Luciano Darderi. Avant cela, le n°2 mondial entend surtout profiter d’un jour de repos bienvenu : « Aujourd’hui, j’ai terminé beaucoup plus tôt que lors des deux matches précédents, donc j’ai un peu plus de récupération. Maintenant, on va voir comment ça se passe. »

Ajouter un commentaire Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article précédent
Novak Djokovic lors de son troisième tour à l'Open d'Australie (Shi Tang/Getty Images)

Novak Djokovic s'excuse : "J’ai eu de la chance et je suis désolé"

Article suivant
Aryna Sabalenka a dominé Victoria Mboko pour atteindre les quarts de finale de l'Open d'Australie. (Getty Images)

Open d'Australie : Sabalenka rejoint les quarts et brise un record de Djokovic