Alexander Bublik : « Il n’y a pas pire que jouer un Français en France »

Battu sèchement par Alex de Minaur en huitièmes de finale de l’Open d’Australie (6-4, 6-1, 6-1), Alexander Bublik s’est arrêté sur l’ambiance en tribunes, établissant une comparaison directe avec le public français, qu’il connaît bien.
Alexander Bublik lors des huitièmes de finale de l'Open d'Australie (Lintao Zhang/Getty Images) Alexander Bublik lors des huitièmes de finale de l'Open d'Australie (Lintao Zhang/Getty Images)
Alexander Bublik lors des huitièmes de finale de l'Open d'Australie (Lintao Zhang/Getty Images)

Interrogé sur la difficulté d’évoluer dans une Rod Laver Arena largement acquise à la cause d’Alex de Minaur après sa défaite, Alexander Bublik a tenu à relativiser la pression ressentie. Bien au contraire, le Kazakhstanais a estimé que le public australien était loin d’être hostile.

« Non, vous êtes faciles. Honnêtement, je n’ai pas eu l’impression que c’était dur », a-t-il déclaré.

Le n°10 mondial a établi un parallèle explicite avec la France, et notamment avec ce qu’il considère comme le summum de la difficulté pour un joueur adverse : « Je ne pense pas qu’il y ait quelque chose au-dessus de ça. On ne peut pas être plus détesté que quand on joue un Français en France. »

La France comme référence ultime de la pression en tribunes

Dans son propos, Bublik ne vise pas l’ensemble du public français, mais surtout Bercy : « La France, ça allait, mais Bercy, c’était dur. À l’époque, avec l’ancien stade, c’était vraiment compliqué. »

À l’inverse, le public australien n’a jamais, selon lui, franchi cette ligne.

Bublik explique même avoir été agréablement surpris par l’attitude du public lors de ce huitième de finale : « Quand les gens sont vraiment contre toi, tu rates une première balle et tout le stade se lève, applaudit, crie. En France, tu rates une première balle et ils commencent à applaudir en te disant de faire double faute. »

Le cas Fils – Munar à Roland-Garros

Lors de Roland-Garros 2025, Jaume Munar n’avait pas caché son agacement après sa défaite face à Arthur Fils.

L’Espagnol avait pointé du doigt l’attitude des tribunes, qu’il estimait envahissantes et contre-productives pour le jeu : « On est là pour faire notre travail. Ce tournoi ne peut pas ressembler à un cirque. C’est le public le plus agaçant. Le drapeau pèse trop lourd ici. »

Principal intéressé, Arthur Fils, lui, expliquait avoir su tirer profit du soutien du public parisien : « Moi j’aime bien ça. Je l’utilise. Contre Munar, le public y est allé tellement fort, qu’il est rentré dans sa tête. Il a commencé à s’énerver et à la fin il ne pouvait plus jouer. »

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