Le combat a été rude pendant plus de quatre heures à Roland-Garros, mais à l’issue de sa défaite face à Arthur Fils (7-6, 7-6, 2-6, 0-6, 6-4), Jaume Munar n’a pas voulu parler que de tennis.
Comme Miomir Kecmanovic la veille, l’Espagnol a fustigé un climat qu’il considère comme « malsain », jugeant que le public dépasse largement les limites de ce qui est acceptable sur un court :
« Je vais être très clair, je n’ai pas à mâcher mes mots. Qu’ils soutiennent l’autre joueur et qu’ils crient, très bien, je suis préparé pour ça », a-t-il expliqué dans des propos rapportés par le journal Marca.
Mais pour Munar, l’attitude du public français va bien au-delà du simple soutien bruyant : « Ce que je trouve totalement irrespectueux, c’est qu’ils ne s’arrêtent jamais de chanter, qu’ils n’arrêtent jamais d’interrompre la partie. Ils ne laissent pas le jeu se dérouler normalement. Ce n’est pas une question de savoir si ça m’affecte ou non. On est là pour faire notre travail. Ce tournoi ne peut pas ressembler à un cirque, et parfois, on se croirait dans un théâtre. »
CETTE BALLE DE MATCH 😱
LE COMBAT EN CINQ SETS POUR ARTHUR FILS. 🌋🇫🇷#RolandGarrospic.twitter.com/pIIZkCLi2Q
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) May 29, 2025
« C’est le public le plus agaçant »
L’Espagnol a vécu son pire moment dans le dernier jeu du match, pointant des comportements répétés : « C’est une chose, puis une autre, encore et encore. Ils chantent l’hymne, ils empêchent de servir, ils multiplient les provocations entre les points… À la fin, si je fais une double faute, c’est de ma faute. »
Enfin, Munar a comparé l’attitude du public à Roland-Garros avec celle des autres tournois du Grand Chelem : « C’est le public le plus agaçant, clairement. À New York, c’est un spectacle, mais les gens se comportent en spectateurs, pas en fanatiques. J’adore jouer aux États-Unis. J’ai affronté Monfils là-bas et même s’ils l’encourageaient sans arrêt, j’ai pris du plaisir. En Australie, c’est la même chose. Ici, le drapeau pèse trop lourd. Ils devraient se calmer un peu et laisser le jeu suivre son cours. »