Éliminé de l’Open d’Australie au premier tour, Ugo Humbert n’est pas parvenu à engranger beaucoup de points et occupe toujours, ce dimanche, la 33e place au classement ATP. Le Mosellan a choisi de ne pas participer à la semaine de Coupe Davis, prévue du 1er au 8 février, privilégiant l’ATP 250 de Montpellier, organisé la même semaine, dans l’optique de gagner des points et de grappiller des places au classement, en profitant de la tournée indoor européenne, une surface sur laquelle le Messin de 26 ans se montre habituellement plus à l’aise.
« J’avais la sensation que c’était important pour les joueurs, mais ce n’est pas le cas »
La décision de l’ex-numéro 1 français n’a pas plu au responsable du haut niveau à la FFT, le Croate Ivan Ljubicic. « C’est triste, on est triste, déplore le dirigeant de 46 ans dans les colonnes de L’Équipe. Pour moi, la Coupe Davis a toujours été très importante. Et en France, j’avais la sensation que c’était la chose la plus importante pour tous les joueurs. De toute évidence, ce n’est pas le cas. »
Il explique par ailleurs ne pas comprendre pourquoi la Fédération internationale de tennis a choisi de placer des fenêtres de rencontres de Coupe Davis en même temps que certains tournois ATP : « Je trouve que c’est un peu bizarre d’avoir un tournoi du circuit principal en France en même temps qu’une rencontre de l’équipe de France. À l’époque où je jouais, cela n’existait pas. On avait des semaines uniquement dédiées à la Coupe Davis. »
Gasquet n’est pas l’entraîneur de Kouamé
L’autre dossier majeur évoqué par Ljubicic concerne Moïse Kouamé. En 2026, le jeune joueur de 16 ans a marqué les esprits en remportant presque coup sur coup ses deux premiers titres professionnels en simple, sur le circuit Futures à Hazebrouck et à Bressuire.
Lors de ces deux parcours, il a été accompagné par un ancien visage du tennis français, Richard Gasquet. Le Biterrois a longtemps été perçu par les observateurs comme un sparring-partner de luxe pour la pépite née en 2009. Ljubicic a tenu à dissiper toute ambiguïté, en confirmant que l’ancien n°6 mondial n’était pas l’entraîneur principal de Kouamé à l’heure actuelle : « Richard va aider Moïse, mais il va seulement passer quelques semaines avec lui. Combien, on va voir. En tout cas, il n’est pas son coach principal. Il a d’autres missions. »
Le dirigeant en a également profité pour préciser le calendrier de Moïse Kouamé, récemment entré dans le top 650 mondial : « Si, à partir de lundi, il peut s’entraîner normalement, il pourrait y avoir Montpellier et, ensuite, des Challengers, comme celui de Pau. Je pense qu’il va utiliser cette période pour tester différentes personnes et trouver un coach. »