Il y a des victoires qui libèrent. Et puis il y a celles qui confirment. En dominant Iga Swiatek en quarts de finale, Elena Rybakina n’a pas seulement décroché une place dans le dernier carré de l’Open d’Australie 2026 : elle a validé un état, presque une évidence.
Calme, posée, sûre de ses choix, la Kazakhe s’est présentée en conférence de presse avec une sérénité rare à ce stade de la compétition. Sa quatrième demi-finale en Grand Chelem n’a rien d’un aboutissement. C’est une étape logique.
RYBAKINA EN DEMI-FINALES 🇰🇿
Elena Rybakina domine Iga Swiatek en deux sets à l’Open d’Australie et atteint sa quatrième demi-finale en Grand Chelem, la première depuis Wimbledon 2024.
Elle signe sa huitième victoire consécutive face au TOP 10. 🤯 pic.twitter.com/ZtM6reGGWR
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) January 28, 2026
Une victoire maîtrisée, sans panique
Rybakina savoure, mais sans emphase.
« Très heureuse de cette victoire, surtout de l’avoir remportée en deux sets », explique-t-elle. « J’ai un peu lutté au service au début, mais globalement je suis contente. »
Le début de match, lent des deux côtés, ne l’a jamais inquiétée. Elle identifie rapidement la cause : « Le pourcentage de premiers services n’était pas très élevé, peut-être parce que je m’étais entraînée sous le toit la veille à cause de la chaleur. »
L’ajustement est venu naturellement.
« Dans le deuxième set, j’ai essayé de me placer différemment et de faire davantage bouger la balle. Je suis contente que ça ait fonctionné. »
La constance, le vrai défi du très haut niveau
Avec le recul, Rybakina pointe ce qui a longtemps été son principal combat.
« Le plus difficile ces dernières années, c’est d’être constante pendant deux semaines complètes », confie-t-elle. « Il y a toujours des jours compliqués : jouer en indoor ou en extérieur, avec du soleil ou de nuit. »
Aujourd’hui, son regard a changé.
« Maintenant, je suis plus tranquille à mesure que le tournoi avance. Avant, atteindre la finale paraissait très loin, tout était plus émotionnel. Aujourd’hui, j’ai l’impression de simplement faire mon travail et d’essayer de m’améliorer chaque jour. »
2023 comme repère, 2026 comme progression
Finaliste à Melbourne en 2023, Rybakina refuse toute comparaison directe.
« Je ne me souviens pas exactement comment j’avais commencé le tournoi cette année-là », admet-elle. « Mais cette fois, même si je n’ai pas toujours très bien ressenti mes frappes au début des matchs, j’ai quand même réussi à gagner en deux sets. »

Physiquement, les sensations sont bonnes. Tactiquement, la progression est nette.
« Ce que je sais, c’est que j’ai joué de mieux en mieux à chaque match. »
Cap sur Pegula, avec lucidité
En demi-finales, Rybakina affrontera Jessica Pegula, une adversaire qu’elle respecte énormément.
« C’est une joueuse très expérimentée, qui se déplace très bien et dont la balle reste très basse », analyse-t-elle. « Ce n’est jamais facile de jouer contre elle. »
La méthode reste la même : « Je vais en discuter avec mon équipe pour établir le plan de jeu et essayer de faire de mon mieux. »