Arthur Fils, le retour tant attendu : « Mentalement, c’était vraiment dur »

Après des mois de rééducation, de doutes et de patience mise à rude épreuve, Arthur Fils est enfin de retour sur le circuit. Touché par une fracture de fatigue au bas du dos au printemps dernier, le Français a retrouvé la compétition à Montpellier, où il a atteint les quarts de finale, avant de poursuivre son comeback à Rotterdam. Un retour progressif, et surtout attendu.
Arthur Fils est au rendez-vous des quarts de finale du tournoi de Doha - (Image d'illustration - Yohan Castella/Univers Tennis) Arthur Fils est au rendez-vous des quarts de finale du tournoi de Doha - (Image d'illustration - Yohan Castella/Univers Tennis)
Arthur Fils est au rendez-vous des quarts de finale du tournoi de Doha - (Image d'illustration - Yohan Castella/Univers Tennis)

La traversée du désert aura été longue pour Arthur Fils. Blessé lors de la saison sur terre battue 2025, le Français a vu sa dynamique brutalement stoppée à Roland-Garros, où une fracture de fatigue au dos l’a contraint à abandonner avant le troisième tour.

S’en est suivie une absence totale durant toute la saison sur gazon, puis une tentative de retour prématurée à Toronto début août, rapidement avortée avant de passer six mois loin des courts.

« Ça a été très, très long, environ huit mois en réalité. Je suis juste tellement heureux d’être de retour. Retrouver l’excitation, le public, l’atmosphère… Je suis prêt », a-t-il confié sur le site de l’ATP.

Une épreuve autant mentale que physique

Si la blessure était sérieuse, c’est surtout l’éloignement du circuit qui a pesé sur le jeune Français.

« Mentalement, c’était très dur, honnêtement. Plus d’être sur le côté que la douleur elle-même. À un moment, j’ai complètement arrêté de regarder le tennis, parce que je voulais juste être là. Quand tu regardes sans pouvoir jouer, c’est encore plus douloureux. Tu as l’impression de rater quelque chose chaque semaine. C’était un vrai défi, et parfois un peu solitaire », a-t-il déclaré.

Pas question de brûler les étapes. Conscient de l’importance de la zone touchée, Arthur Fils et son équipe ont opté pour une reprise extrêmement progressive : « On a dû prendre notre temps. On a d’abord reconstruit la force à la salle, puis on est revenus petit à petit sur le court. Le dos est une zone tellement importante… Il fallait beaucoup de renforcement, de mobilité, de souplesse. Il n’y avait aucun intérêt à se presser. »

Avant sa blessure, le Français avait atteint le meilleur classement de sa carrière, 14e mondial, et venait de disputer ses trois premiers quarts de finale en Masters 1000.

Un socle solide auquel il s’est raccroché durant sa convalescence : « Il faut penser à ce que tu as déjà accompli pour continuer à avancer. Je savais que je jouais très bien avant ma blessure. Je me suis dit : “Tu dois juste attendre, prendre le temps, et quand tu reviendras, tu joueras aussi bien qu’avant.” »

Des signaux positifs à Montpellier

De retour à la compétition à Montpellier la semaine dernière, Arthur Fils a atteint les quarts de finale, battu seulement par le futur champion, Félix Auger-Aliassime.

Un résultat encourageant après une si longue absence : « Le plus important à Montpellier, c’était de voir comment le corps réagissait. Après huit mois, le premier match n’est jamais simple. Tu as toujours des questions. Mais le corps a bien répondu, et mentalement aussi. C’est ça le plus positif. »

Au-delà des matchs, le simple fait de revenir sur le circuit a ravivé des sensations oubliées : « J’ai reçu beaucoup de messages de soutien d’autres joueurs. Ça m’a vraiment touché. Et c’était super de revoir tout le monde, surtout dans les vestiaires. Quand tu reviens, tu réalises à quel point ces petites choses t’avaient manqué. »

Cap sur Rotterdam

Serein et confiant dans le processus mis en place avec son équipe, l’ancien n°1 français poursuit cette reprise sans crainte particulière : « Je sais tout le travail qu’on a fait pour revenir. Je ne suis pas inquiet pour mon dos. Je n’ai pas de stress, pas de pression. Je suis juste heureux d’être de retour sur le court. Je ne peux pas jouer en sur-réfléchissant, je fais confiance au travail accompli. »

Un défi qu’il aborde avec calme : « Je prends match après match. Physiquement, je me sens bien, et c’est le plus important. J’essaie aussi d’être intelligent : ne pas rester trop longtemps sur le site, rentrer à l’hôtel, économiser de l’énergie. Il faut trouver le bon équilibre. »

Engagé cette semaine à Rotterdam, Arthur Fils poursuit sa reprise face à un gros test : un premier tour contre Alex de Minaur, tête de série n°1 et double finaliste en titre du tournoi, ce mardi, à partir de 19h30.

Le Français entame une séquence chargée, puisqu’il est programmé pour enchaîner chaque semaine avec l’ATP 500 de Doha, puis celui de Dubaï, avant de poursuivre sur le Sunshine Double à Indian Wells et Miami. Un véritable test pour jauger la suite de son retour.

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