Après son succès face à Arthur Rinderknech au premier tour de l’ATP 500 de Doha, Carlos Alcaraz a rapidement élargi le regard. Plus que son entrée en lice, c’est déjà une potentielle finale face à Jannik Sinner qui occupe l’esprit.
Interrogé par le journal AS, l’Espagnol a d’abord reconnu l’importance de la présence de son rival dans le tableau : « Je pense que le fait que Jannik soit dans le tableau est toujours une bonne chose. On veut toujours avancer au même rythme. J’espère que nous pourrons atteindre la finale. »
Alcaraz a insisté sur ce que représente ce type d’affiche dans une carrière : « Ce sont les moments pour lesquels on travaille, pour atteindre les derniers tours, peu importe l’adversaire. »
Mais le n°1 mondial va plus loin, en assumant clairement l’impact spécifique de Sinner sur sa motivation : « Évidemment, je ne vais pas mentir : quand Jannik est dans le tableau, tu sens qu’il a de grandes chances d’aller loin, et ça me motive à donner mon meilleur niveau, jour après jour, en essayant de voir mon nom en finale. »
Enfin, Alcaraz conclut en soulignant à quel point cette rivalité est essentielle à sa progression : « J’espère pouvoir jouer contre lui, parce que ce sont les matchs qui me font vraiment progresser. »
Une domination à deux sur le circuit
Les mots du Murcien s’appuient sur une réalité statistique frappante. Depuis le début de la saison 2024, Alcaraz et Sinner ont disputé 20 tournois en commun… pour 19 titres remportés à eux deux.
📊 Hégémonie : depuis le début de la saison 2024, Jannik Sinner 🇮🇹 et Carlos Alcaraz 🇪🇸 ont disputé 20 tournois en commun. Bilan ? 19 titres. 🤯
✍️ La seule exception : Madrid 2024
↪️ Sinner : 1/4 (forfait)
↪️ Alcaraz : 1/4 (vs Rublev)pic.twitter.com/PuRIiiThlJ— Jeu, Set et Maths (@JeuSetMaths) February 1, 2026
Une emprise quasi totale sur le circuit, qui confirme que leur rivalité est aujourd’hui au cœur du tennis mondial. Dans leurs confrontations directes, Alcaraz mène 10-6, avec un net avantage récent : 7 victoires lors de leurs 9 derniers duels.
Si le chemin reste encore long à Doha, cette finale potentielle s’impose déjà comme le scénario attendu.
Pour Alcaraz, l’objectif reste clair : avancer étape par étape. Mais en toile de fond, une évidence se dessine. À Doha, plus qu’un titre, c’est peut-être un nouveau chapitre de la rivalité avec Sinner qui se prépare.
Et même s’il ne s’agit « que » d’un ATP 500, leur finale épique à Pékin en 2024 a prouvé que la qualité d’un duel ne dépend ni du lieu ni du prestige du tournoi.