Dimanche, le Tchèque Jiri Lehecka va disputer sa toute première finale en Masters 1000 face à Jannik Sinner, qui a le « Sunshine Double » dans le viseur après son sacre à Indian Wells. Même si l’Italien part très clairement avec le statut de favori dans cette rencontre, le 22e mondial tentera de le déstabiliser grâce à sa mise en jeu, qui a très bien fonctionné cette semaine.
Il n’a pas encore concédé le moindre break
En plus d’être parvenu à se qualifier pour la première fois en finale d’un tournoi de cette catégorie, Jiri Lehecka a également fait son entrée dans un club très fermé. Il est devenu le premier joueur depuis Novak Djokovic en 2018 à se qualifier pour la finale d’un Masters 1000 sans concéder le moindre break.
📊 Ils se sont qualifiés en finale d’un Masters 1000 sans concéder le moindre break (XXIème siècle) :
▪️ Miami 2002 : Roger Federer 🇨🇭
▪️ Madrid 2007 : Roger Federer 🇨🇭
▪️ Miami 2011 : Novak Djokovic 🇷🇸
▪️ Cincinnati 2012 : Roger Federer 🇨🇭
▪️ Cincinnati 2012 : Novak Djokovic 🇷🇸… pic.twitter.com/4YhkQ0ZY66— Jeu, Set et Maths (@JeuSetMaths) March 27, 2026
Pas réputé pour avoir la meilleure mise en jeu du circuit, le Tchèque a, cette semaine, été impérial dans ce secteur. Même s’il n’affiche pas un pourcentage de première balle très impressionnant (66 %), il est en revanche parvenu à en convertir 82 % en moyenne cette semaine.
Et lorsque la première ne passe pas, la seconde, elle, prend le relais. En Floride, Jiri Lehecka a réussi à convertir 60 %, même si l’on constate une baisse de sa réussite au fur et à mesure de son avancée dans le tournoi. Entre son match face à Kouamé au premier tour et celui face à Fils en demi-finale, le Tchèque a fait chuter son pourcentage de seconde de 67 % à 50 %.
Il fera face au meilleur retourneur du circuit
Malheureusement pour lui, il fera face au meilleur retourneur du circuit en finale, qui plus est sur surface dure, que l’Italien affectionne tout particulièrement. Pour qu’il puisse espérer une issue favorable, Jiri Lehecka devra espérer que Jannik Sinner réalise un match de l’acabit de celui contre Zverev, au cours duquel le n°2 mondial n’a retourné que 24 % des premières de l’Allemand et 33 % des secondes.