Jannik Sinner a dû s’employer pour franchir son premier obstacle à Madrid. Opposé à Benjamin Bonzi, l’Italien a reconnu la difficulté de cette entrée en lice.
Dans des conditions loin d’être évidentes, il a surtout mis en avant sa capacité à s’adapter : « C’était un match difficile, un premier tour compliqué. J’essaie encore de m’habituer à ces conditions très particulières ici. Aujourd’hui, le plus important, c’était de gagner. »
Une victoire qui lance parfaitement sa quête d’un cinquième Masters 1000 consécutif, avec désormais 18 succès d’affilée et 23 victoires consécutives dans la catégorie.
Madrid, des conditions à part sur le circuit
Comme souvent, la Caja Mágica impose ses spécificités. Et Sinner ne cache pas que l’adaptation reste un défi.
Il détaille les particularités du tournoi madrilène : « Les conditions ici sont très différentes. Le terrain est un peu plus glissant, la balle fuse davantage, c’est très rapide. Quand quelqu’un sert bien ici, ce n’est pas facile de retourner. »
Pour le n°1 mondial, Madrid est presque un cas à part : « C’est un tournoi sur terre battue, mais complètement différent de Rome ou de Paris. »
Malgré la victoire, l’Italien reste exigeant avec lui-même : « On sait qu’il faut s’améliorer. J’ai été bon dans les moments importants, mais ce n’était pas parfait. On ne peut pas être parfait tout le temps. »
Un message fort pour Carlos Alcaraz
Interrogé sur l’absence de Carlos Alcaraz, contraint de renoncer à Rome et Roland-Garros, Sinner a tenu à remettre les choses en perspective.
Au-delà de la rivalité, il insiste sur l’impact global de l’Espagnol : « Le tennis a besoin de Carlos. Le tennis est bien meilleur quand il est là. Pour moi aussi, c’est important, ça me pousse à voir les choses différemment. »
Conscient de la difficulté de la situation, il envoie un message de soutien : « Les blessures sont toujours dures, surtout au poignet… j’espère qu’il reviendra plus fort. Prendre le temps de revenir est la bonne décision. »
Cap sur la suite, sans se projeter
Malgré son statut de grand favori à Madrid dans un tableau ouvert, Jannik Sinner refuse toute projection : « Ce n’est pas le moment de parler de ça. Je suis à Madrid, j’essaie d’aller le plus loin possible ici. »