Novak Djokovic avant Roland-Garros : « Si je suis en bonne santé, j’ai toujours une très bonne chance »

À 39 ans, Novak Djokovic arrive à Roland-Garros 2026 sans victoire sur terre battue cette saison. Le Serbe évoque son physique, Jannik Sinner et ses ambitions.
Novak Djokovic en conférence de presse avant son entrée en lice à Roland-Garros (Franco Arland/Getty Images) Novak Djokovic en conférence de presse avant son entrée en lice à Roland-Garros (Franco Arland/Getty Images)
Novak Djokovic en conférence de presse avant son entrée en lice à Roland-Garros (Franco Arland/Getty Images)

Le contexte est inédit dans la carrière de Novak Djokovic. À 39 ans, le Serbe arrive à Roland-Garros sans la moindre victoire sur terre battue cette saison, une première absolue pour lui avant le tournoi parisien.

Absent plusieurs mois après sa blessure contractée à Indian Wells, battu dès son entrée en lice au Masters 1000 de Rome par Dino Prizmic, Djokovic débarque pourtant à Paris avec une conviction : il peut encore gagner un Grand Chelem.

Le timing est particulier. Ce vendredi 22 mai, le Serbe fête également son 39e anniversaire. Et même si la situation est loin d’être idéale, il refuse d’abandonner ses ambitions.

« Les Grands Chelems restent ma priorité absolue », a rappelé l’ancien n°1 mondial en conférence de presse.

« Mon corps ne me permettait pas de jouer »

Pour la première fois depuis très longtemps, Djokovic arrive à Roland-Garros avec très peu de rythme et énormément d’incertitudes physiques. Après Indian Wells, le Serbe n’a pratiquement pas pu jouer pendant plusieurs mois.

« Je voulais jouer davantage, mais mon corps ne me le permettait pas », a-t-il expliqué.

Sa participation à Rome relevait presque du test grandeur nature : « J’étais loin d’être prêt pour la compétition, mais j’avais besoin au moins d’un match avant Roland-Garros. »

Cette fois, Djokovic assure toutefois que les sensations sont bien meilleures : « La réponse du corps et la préparation ont été positives ces dix derniers jours. »

Mais le doute reste présent : « Je ne sais pas si je serai capable de tenir physiquement pendant tout le tournoi. »

Sans Alcaraz, Djokovic y croit toujours

L’absence de Carlos Alcaraz, forfait pour le reste de la saison sur terre battue et Roland-Garros, change évidemment complètement le tableau masculin. Mais Djokovic refuse de se projeter trop loin.

« Mon principal sujet de préoccupation ces derniers mois, c’était surtout mon corps », a-t-il reconnu.

Pour autant, le Serbe conserve une énorme confiance en lui lorsqu’il se sent physiquement capable d’enchaîner : « Si je suis en bonne santé et que j’arrive à maintenir de la fraîcheur tout au long du tournoi, alors je pense avoir toujours une très bonne chance. »

Une déclaration qui rappelle immédiatement son incroyable parcours à l’Open d’Australie en début d’année, où il avait éliminé Jannik Sinner en demi-finales avant de perdre en finale contre Alcaraz.

« J’étais proche de gagner un autre Grand Chelem », a-t-il rappelé.

Djokovic impressionné par Sinner

Impossible évidemment de ne pas évoquer le phénomène Sinner avant ce Roland-Garros 2026. L’Italien vient de remporter Rome et de devenir, à seulement 24 ans, le plus jeune joueur de l’histoire à réaliser le Golden Masters.

Djokovic, seul autre joueur à avoir accompli cet exploit, n’a pas caché son admiration : « Je sais à quel point c’est difficile. C’est un accomplissement incroyable. »

Le Serbe estime même que le n°1 mondial atteint actuellement un niveau quasiment injouable : « Quand il joue comme ça, il n’y a pas beaucoup de joueurs dans l’histoire capables d’atteindre ce niveau. »

Et avec le forfait d’Alcaraz, Djokovic voit clairement Sinner comme le grand favori du tournoi : « Sans Carlos, ses chances augmentent encore davantage. Nous sommes tous ici pour essayer de l’empêcher de gagner encore plus de titres. »

« Je ne récupère plus comme avant »

L’un des passages les plus marquants de cette conférence concerne l’évolution de son jeu avec l’âge. Depuis plusieurs années, Djokovic joue de plus en plus agressivement, cherchant davantage à écourter les échanges. Une adaptation devenue presque obligatoire selon lui : « Je ne rajeunis pas, c’est certain. »

Le Serbe reconnaît que son corps ne récupère plus comme auparavant après les longs combats : « La récupération n’est plus aussi rapide qu’avant. »

Conséquence directe : Djokovic cherche désormais à prendre la balle plus tôt et à écourter les points dès que possible : « Je sais que c’est la bonne tactique aujourd’hui, surtout dans les grands matchs. »

Même si son instinct défensif reste toujours très fort : « J’ai tellement confiance en ma défense que parfois ça joue contre moi, parce que je cours plus que je ne devrais. »

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